Acquitté par la Cour
L'adolescent qui a donné un coup de poing fatal au jeune Jean-Benoît Beaulieu lors d'une bousculade à l'école secondaire l'Arc-en-ciel à Trois-Pistoles, en avril 2007, vient d'être acquitté par la Cour d'appel.
Dans un jugement, rendu hier, les trois juges de la Cour d'appel ont renversé la décision de première instance, rendue en février 2007, qui avait déclaré le jeune de 14 ans coupable d'homicide involontaire.
L'accusé avait alors été condamné à une peine de six mois de surveillance à son domicile, d'une probation de deux ans et de 180 heures de travaux communautaires.
Doute raisonnable
Selon la Cour d'appel, le juge Martin Gagnon de la Chambre de la jeunesse n'a pas fait bénéficier la victime du doute raisonnable de la légitime défense sur chacun des éléments.
Le nouveau jugement ajoute que le juge de première instance devait se demander si l'accusé savait si la victime ne consentait pas au contact physique. De plus, si la victime a consenti à se battre, l'accusé n'a pas pu se livrer à des voies de fait.
Bousculade d'enfants
La Cour d'appel souligne que la responsabilité criminelle n'est pas la même lors d'une bagarre impliquant des adultes que lors d'une querelle dans une cour d'école. Il s'agit, selon les trois juges, d'une bousculade où les enfants cherchent à régler leur différend avec un manque de maturité.
Rencontré au Palais de justice de Québec, l'avocat de l'accusé, Me Jean Desjardins n'a pas voulu commenter cette décision de la Cour d'appel.
Impossible de savoir pour le moment, si la couronne demandera à la Cour suprême de se pencher sur cette cause.
Le drame avait soulevé la consternation à l'intérieur de cette école secondaire de 500 élèves, où tout le monde se connaît.
La victime a perdu la vie après avoir reçu un coup de poing à la tête à l'entrée de la cafétéria. Une simple querelle pour une casquette serait à l'origine ce drame.