Les primes de départ suscitent l'indignation

Publié le par Cyril

Le versement de primes de départ à deux cadres responsables du fiasco immobilier de l'UQAM suscite l'indignation de l'ADQ.

 

«Dans ce cas-ci, comme dans le cas d'Henri-Paul Rousseau, on ne comprend pas pourquoi des hauts fonctionnaires auraient droit à une prime de départ lors d'une démission», indique l'attaché de presse de l'ADQ, Sébastien Lépine.

 

Généreuses allocations

 

L'ex-recteur Roch Denis et son adjoint aux finances Mauro Malservisi ont tous les deux bénéficié de généreuses allocations, lorsqu'ils ont quitté l'UQAM.

 

Denis a touché 173 000 $ durant un «congé de perfectionnement d'un an», alors que Malservisi a reçu une «prime de séparation» de 153 002$ à sa retraite.

 

Ces deux individus, ainsi que l'ex-directeur des investissements, Nicolas Buono, ont été identifiés comme les principaux responsables du gâchis immobilier de l'UQAM par le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance.

 

Hier, la directrice des communications de l'institution, Francine Jacques, a martelé que ces primes ont été consenties en vertu d'un règlement de l'Université du Québec et non d'un règlement de l'UQAM.

 

Elle souligne qu'on ne connaissait pas l'ampleur du fiasco au moment où les deux cadres ont bénéficié de ce traitement.

 

«Ils avaient droit de se prévaloir de ce protocole, dit-elle. Ça n'a rien à voir avec leur rendement ou avec leur implication dans la dérive immobilière de l'UQAM. En ce moment, ils ne sont pas accusés au criminel, ni l'un, ni l'autre», fait-elle valoir.

 

Le fiasco immobilier de l'UQAM a coûté plus de 400 M$ aux contribuables québécois. Cette somme a été engloutie dans les projets de construction du Complexe des sciences et de l'îlot Voyageur.

 


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