Ça craque de partout
Pas moins de cinq bris de conduites d'eau en moins de 48 heures.
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Le système d'aqueduc de Montréal craque décidément de partout cet hiver et pas moins de cinq bris de conduites d'eau survenus en moins de 48 heures ont provoqué des inondations dans les rues de la métropole, ces derniers jours.
Avec plus de 30% de fuites sur le réseau, le système de tuyauterie vétuste de la métropole ne fait pas le poids face aux caprices de Dame Nature, concède la Ville de Montréal pour expliquer la lamentable situation des derniers jours.
«Il y a eu des problèmes de sous-financement dans le passé et c'est sûr qu'aujourd'hui, on écope», avance Sammy Forcillo, responsable des infrastructures au Comité exécutif de la Ville de Montréal.
Cinq bris en deux jours
Ceux qui écopent surtout, ce sont les citoyens et les automobilistes qui doivent composer avec les bris de conduites d'eau qui se multiplient, causant des dégâts et perturbant la circulation.
L'éclatement d'une conduite dans l'arrondissement Saint-Laurent jeudi matin a ouvert le bal des fuites.
Trois bris sont ensuite survenus vendredi après-midi en quelques heures seulement. Un sur la rue Anderson en plein centre-ville et un autre sur l'avenue Atwater n'ont heureusement pas causé trop de dommages.
L'éclatement d'une conduite sur la rue Beaudry a toutefois forcé la fermeture du boulevard René-Lévesque en pleine heure de pointe, en plus d'inonder le sous-sol d'un immeuble de 24 logements.
Citoyens incommodés
Le concierge de l'édifice évacué en raison de l'inondation s'affairait à réparer les dégâts, hier. «L'eau s'est mise à entrer par la porte de garage et en 10 minutes il y avait un bon cinq à six pieds d'eau à la grandeur», dit André Morel.
«Trois voitures, la fournaise au gaz, la laveuse, la sécheuse, les outils, tout a été enseveli sous l'eau», ajoute l'homme, selon qui les dommages s'élèvent à plusieurs milliers de dollars.
À quelques pas de là, quatre personnes travaillaient d'arrache-pied pour extirper une voiture figée dans la glace.
«La rue avait l'air d'une rivière vendredi», dit Jo-Ann Demers avant de retourner au travail.
Des travaux d'urgence ont été nécessaires dans tous les cas, alors que les employés de la Ville étaient déjà à pied d'oeuvre pour effectuer le déneigement. 40% du chargement de la neige était terminé, hier.