Incendie du Manège militaire de Québec

Publié le par Cyril

C'est la police militaire de la base de Valcartier qui mènera l'enquête pour éclaircir les circonstances entourant l'incendie qui a ravagé, dans la nuit de vendredi, le Manège militaire de Québec.

C'est ce qu'a confié le lieutenant-colonel Eric Gosselin, dans un point de presse impromptu devant les ruines du site patrimonial, ce dimanche matin.

Le commandant du Régiment des Voltigeurs de Québec a indiqué que les soldats ont peut-être perdu leur «résidence familiale», mais que le coeur et l'âme du régiment demeurent.

M. Gosselin a également rencontré ses troupes, dimanche matin, pour les rassurer, à l'effet que leurs engagements envers la Ville de Québec et le gouvernement canadien demeurent intacts. Il a aussi souligné la symbolique entourant les murs et les tours du Manège militaire «toujours debout», qui sont devenus une source d'inspiration en cette épreuve difficile.

Par ailleurs, s'il a reconnu la volonté de reconstruire le Manège militaire, le lieutenant-colonel Gosselin soutient que c'est aux autorités en place, en l'occurence les politiciens, de prendre les décisions qui s'imposent.

Il a aussi lancé un appel à la population puisque le régiment est maintenant à la recherche de locaux temporaires pour acceuillir les Voltigeurs de Québec qui reviennent d'Afghanistan. Ces locaux serviront également à ceux qui souhaitent partir en mission dès 2009, si tel est la décision du gouvernement fédéral.

M. Gosselin a aussi tenu à remercier la population de Québec pour ses gestes de solidarité. Malgré la perte d'instruments de musique et de partitions précieuses dans l'incendie, les Voltigeurs de Québec pourront souligner le 400e anniversaire de la ville par un concert le 19 avril prochain au Palais Montcalm, grâce à la collaboration du Royal 22e Régiment.

Pour sa part, le président du Festival de musique militaire et ancien commandant du Régiment des Voltigeurs, Yvan Lachance, s'est dit heureux de constater la solidarité des citoyens et des militaires qui se sont «serrés les coudes et retroussés les manches» face à la perte de la «maison mère» du premier régiment canadien français.

Il a également souligné la présence attentive de la ministre Josée Verner auprès des militaires, et des anciens maires de Québec, Gilles Lamontagne et Jean Pelletier, et de politiciens de tous les paliers de gouvernement. Selon M. Lachance, ceux-ci sont en train d'évaluer la situation, mais la décision finale revient aux autorités canadiennes. Evidemment, il espère que celles-ci décideront de procéder à la reconstruction du Manège militaire de Québec.



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