Le palmarès du bonheur
SAINTE-JULIE LA BIENHEUREUSE
La petite municipalité de Sainte-Julie, en Montérégie, détrône Repentigny au sommet du palmarès des villes les plus heureuses réalisé pour le compte du Journal de Montréal et de Canoë. La métropole, quant à elle, fait piètre figure en se classant au dernier rang.
«Soyons francs, Montréal est sale et bruyante tandis que Sainte-Julie semble n’avoir aucun problème», lance Pierre Côté, instigateur de la deuxième édition de ce classement.
Pour en arriver à ces résultats, dont la base est l’indice relatif du bonheur (IRB), le sondeur a compilé 14 389 questionnaires tirés du site Internet de l’IRB en fonction du lieu de résidence des répondants.
Repentigny seconde
Première l’an dernier, Repentigny prend cette année le second rang, suivie de Rimouski, Alma et Rouyn-Noranda.
Une tangente se dégage des dix premières positions, où se retrouvent majoritairement des banlieues aisées près de la nature et des villes centrales dans leur coin du Québec.
«Beaucoup de gens sont riches à Repentigny, tandis qu’Alma ou Shawinigan sont le coeur de leur région», souligne Pierre Côté. À l’opposé, de grands centres urbains comme Québec, Gatineau et Montréal occupent la seconde moitié du palmarès.
«C’est malheureux, car lorsque les métropoles ne vont pas, c’est tout le Québec qui en souffre», affirme le communicateur de formation.
Broyer du noir?
Faut-il en déduire que les citoyens de la métropole, bonne dernière dans la liste, broient quotidiennement du noir?
«Ils ne sont pas nécessairement malheureux, mais ils subissent tous les problèmes de la ville comme les gangs de rue et la pollution», estime le créateur de l’IRB.
Quant à la véracité absolue de ses travaux, M. Côté est conscient que le bonheur est un état d’esprit difficilement quantifiable et il insiste sur l’aspect relatif de son classement.
«N’empêche, ça demeure une variable qui compte énormément dans nos vies, peu importe où on habite», dit-il.