Indochine enchante 40 000 fans!
Un an après le passage acclamé de l'Anglais Paul McCartney, les Français d'Indochine ont repris le contrôle des plaines d'Abraham mardi soir au moyen d'une prestation sans faille, durant laquelle aucun des nombreux tubes composés depuis trois décennies n'a été oublié.
Plus de 40 000 personnes ont bravé une autre soirée pluvieuse et passé la soirée de la fête nationale des Français avec la bande de Nicola Sirkis.
Un concert marqué par la présence-surprise d'une petite Québécoise que Nicola Sirkis a avoué «écouter chaque jour», Coeur de pirate, venue chanter, de sa voix juvénile et attachante, J'ai demandé à la lune.
Mais ce ne sera pas le seul moment de grâce de ce spectacle, qui a viré au party grâce aux hymnes fédérateurs des Français. Avant le rappel, le sextuor a livré un imparable pot-pourri de plusieurs de ses succès, dont Canary Bay, Les tzars et Des fleurs pour Salinger, le tout relié par la ritournelle de You Spin Me Round, reprise des Dead Or Alive.
Le rappel a été tout aussi goûté avec 3 nuits par semaine, Miss Paramount, L'aventurier et Bye bye Valentine.
Même s'il vient tout juste de fêter son 50e anniversaire de naissance, Sirkis dégage encore cette candeur juvénile qui a fait craquer des milliers de jeunes filles dans les années 1980.
Chevelure hirsute, habillé à la mode des années 1980, le seul rescapé de l'Indochine d'origine n'a pas perdu la main et tout indique que la méga-tournée que le groupe entamera en Europe, cet automne, sera couronnée de succès.
Pourquoi? Parce que, même si Indochine a trente ans et que plusieurs s'en rappellent encore, principalement pour ses tubes des années 1980, son matériel plus récent passe bien le test de la scène.
«On est très touchés par votre accueil. Merci beaucoup! Nous sommes très, très fiers de jouer ici sur les plaines d'Abraham», a lancé un Nicola Sirkis en pleine forme.
De nombreux titres de La république des météors, lancés l'hiver dernier, et de Paradize composent la première partie du spectacle. Les Républika, Marilyn, Little Dolls et Play boy, sans déclencher la frénésie, touchent la cible et montrent que la bande de Sirkis a su se renouveler.
Mais la fête a définitivement pris son envol avec Popstitute et Alice June. La mouture plus rock qu'Indochine exhibe depuis le début du millénaire lui a manifestement permis de vieillir en beauté.
Et si l'on se fie à l'énergie que le groupe dégageait, hier soir, pas de doute que cet air de jeunesse traversera une autre décennie.