Le minitel n’est pas mort.

Publié le par Cyril

On le croyait mort et enterré, victime d’Internet. Pourtant, le minitel, à plus de 30 ans, est toujours rentable pour France Télécom. Si depuis fin 2005 les revenus et le nombre de connexions reculent d’environ 30 % par an, le minitel a encore produit l’an dernier plus de 70 millions d’euros de chiffre d’affaires et attiré environ 1 million d’utilisateurs.
A lui seul, le 36.11, le premier annuaire en ligne, représente 20 % de l’audience minitel. Et sa fermeture programmée le 31 mars dernier a été annulée. « Beaucoup d’utilisateurs y restent fidèles », explique Guy Cronimus, directeur marketing des activités kiosques à France Télécom.

 

4 000 prestataires de services toujours présents

Qui pianote encore sur le minitel ? En majorité, des professionnels, tels que les débitants de tabac ou les fleuristes qui s’en servent pour leurs approvisionnements, mais aussi des bourses de fret, utilisées par les transporteurs routiers. « Ce n’est pas sexy, mais ça ne tombe jamais en panne, c’est robuste et plus rapide », assure Jean-François Postaire, responsable des opérations à Téléroute. Il concède que le dixième de ses clients sur minitel « ont un âge avancé ». Pourtant, dans son bilan annuel, France Télécom signale que 30 % des connexions se font via un ordinateur. Les derniers des Mohicans ne sont donc pas tous allergiques au PC.
Toutefois, plus du tiers des 2 millions de terminaux en circulation est détenu par des particuliers. Ce qui explique pour partie les 4 000 prestataires de services toujours présents sur le premier réseau électronique. L’absence de virus et la meilleure capacité à gérer un trafic important constituent les deux avantages du minitel face à Internet.
Par exemple, pour les résultats du bac mardi, le minitel, qui les publie toujours, a encaissé le choc sans sourciller. En revanche, sur Internet, la plupart des sites les publiant ont planté en raison d’un trop grand nombre de connexions.

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