Le minitel n’est pas mort.
4 000 prestataires de services toujours présents
Qui pianote encore sur le minitel ? En majorité, des professionnels, tels que les débitants de tabac ou les fleuristes qui s’en servent pour leurs approvisionnements, mais aussi des bourses de fret, utilisées par les transporteurs routiers. « Ce n’est pas sexy, mais ça ne tombe jamais en panne, c’est robuste et plus rapide », assure Jean-François Postaire, responsable des opérations à Téléroute. Il concède que le dixième de ses clients sur minitel « ont un âge avancé ». Pourtant, dans son bilan annuel, France Télécom signale que 30 % des connexions se font via un ordinateur. Les derniers des Mohicans ne sont donc pas tous allergiques au PC.
Toutefois, plus du tiers des 2 millions de terminaux en circulation est détenu par des particuliers. Ce qui explique pour partie les 4 000 prestataires de services toujours présents sur le premier réseau électronique. L’absence de virus et la meilleure capacité à gérer un trafic important constituent les deux avantages du minitel face à Internet.
Par exemple, pour les résultats du bac mardi, le minitel, qui les publie toujours, a encaissé le choc sans sourciller. En revanche, sur Internet, la plupart des sites les publiant ont planté en raison d’un trop grand nombre de connexions.