Plus bête que la vrai bête !! maudit con !
Les responsables du défunt Jardin zoologique de Québec ont décidé de resserrer la sécurité à la suite de l'intrusion irréfléchie d'un jeune homme - qui s'est fait mordre à la main - dans l'enceinte de la cage des deux grizzlys toujours en captivité.
«On a engagé un électricien qui électrifiera la clôture (de type Frost) ceinturant la cage et ça devrait régler le problème. Ça devrait en décourager plusieurs qui voudraient faire la même chose», a confirmé Daniel Leboeuf, de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).
L'homme de 21 ans qui a réussi à grim-per par-dessus une clôture affirmait dans nos pages, dimanche, avoir facilement accédé au site, qui est pratiquement à l'abandon, mais toujours ceinturé par de très hautes clôtures avec des barbelés. «On a fait vérifier les clôtures... c'est bien fermé, il n'y a pas de brèches. Mais ça sera renforcé et les agents de sécurité modifieront leur patrouille», a ajouté M. Leboeuf.
Police
La police de Québec, montrée du doigt par Nicolas Lemoine pour son inaction -un superviseur l'aurait interpellé alors que son groupe franchissait la clôture sans lui interdire d'y aller - contredit le jeune homme, qui a perdu un bout de doigt lorsqu'un grizzly a faufilé son museau entre les barreaux et l'a mordu alors qu'il voulait se faire prendre en photo.
«Nos recherches se sont révélées négatives. On n'a pas pu retracer un superviseur qui aurait parlé à des jeunes ce soirlà, mais on a eu deux appels dans les dernières semaines pour expulser des jeunes», a révélé Catherine Viel. La police a rappelé qu'il s'agit d'un terrain privé et que ceux qui y entrent le font à leurs risques et périls
Pas d'euthanasie
La mère du jeune amputé, qui réclamait l'euthanasie des bêtes car l'un d'eux a goûté au sang humain, n'a pas trouvé beaucoup d'appuis. «Qu'il ait goûté ou non à la chair humaine, ça ne change rien. L'ours est au sommet de la pyramide de la chaîne alimentaire, il n'a aucun prédateur et n'a peur de personne. En plus, il est toujours en cage», a répondu le porte-parole de la SEPAQ qui gère le site.
«L'euthanasie, ça n'a aucun rapport... Ils n'ont rien fait de mal, ils n'étaient pas en dehors de leur cage. Je ne vois pas pourquoi on les euthanasierait», s'est insurgé l'animalière Cécile Perron, qui s'occupe des ours depuis 15 ans. «Premièrement, il n'avait pas d'affaire là. Il a couru après. Ça demeure des animaux sauvages, ce ne sont pas des toutous. Et ce n'est pas parce qu'ils sont en cage qu'on entre avec eux, au contraire. Ils sont toujours isolés. On fait toujours attention. Jamais je vais me coller après les barreaux. »