Retrouvé mort dans le stationnement de l'hôpital
La femme de Jules Lamontagne, Rachel Leclerc, n'en revient pas que le corps de son mari, porté disparu depuis le 18 avril dernier, ait été retrouvé dans le stationnement d'un hôpital.
Jules Lamontagne, 48 ans, a été retrouvé sans vie dans sa camionnette, vendredi après-midi, dans les premiers espaces de stationnement situés face à l'urgence du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.
Il se peut qu'il soit arrivé à cet endroit quelques heures après sa disparition, l'enquête du coroner permettra probablement de le savoir. Chose cer taine, la camionnette se trouvait là le 3 juin, selon des informations obtenues par la famille.
«Je ne comprends pas. Il y a quelqu'un quelque part qui n'a pas fait son travail», a commenté Mme Leclerc, hier, à son domicile de Magog, où elle attendait avec ses trois enfants, depuis neuf semaines, des nouvelles de son mari disparu.
«On nous avait pourtant dit que tous les stationnements des environs avaient été vérifiés», dit-elle, ébranlée par la conclusion tragique des événements, même si l'espoir s'était peu à peu évanoui au fil du temps et des nombreuses recherches infructueuses.
Des recherches incessantes
Mme Leclerc, une couturière de 50 ans, ne cache pas que son conjoint avait le moral dans les talons dans les jours qui ont précédé sa disparition, même s'il avait un nouvel emploi de machiniste qu'il aimait bien. Elle a toujours craint le pire, mais elle a cherché à médiatiser la disparition le plus possible. Elle a distribué et placardé sa photo et celle de la Lumina gris-bleu qu'il conduisait au moment de son départ.
«On s'en est posé des questions, dit-elle, et on en a mis des efforts là-dedans!»
Dans le stationnement du CHUS
Des fouilles ont été organisées dans la région, notamment en collaboration avec la police locale et avec l'organisme Québec Secours, qui mobilise des bénévoles pour chercher des personnes disparues.
«On en était rendu à chercher du côté de Drummondville et de Granby», dit-elle.
En tout cas, ce n'est pas dans un stationnement d'hôpital qu'elle s'attendait à ce qu'il soit retrouvé.
C'est une voisine qui aurait reconnu la camionnette du couple et qui a alerté les autorités.
«Il y a des milliers de personnes qui passaient à côté de son automobile chaque jour, déplore Mme Leclerc. Pourtant, on en a parlé partout, on a donné le numéro de la plaque partout et personne n'a rien vu.»
Mme Leclerc se demande maintenant pourquoi son mari est décédé en face de l'urgence.
«Était-il allé chercher de l'aide? Est-il parti avant de consulter un médecin parce qu'il y avait trop de monde à l'urgence? Voulait-il justement que quelqu'un le voie dans un endroit aussi passant?»
L'hôpital de Fleurimont attend aussi le résultat de l'enquête du coroner pour savoir si l'homme était entré pour chercher de l'aide à l'intérieur et, dans l'affirmative, si ç'a été en vain ou non.