Pesticides dans les urines de femmes enceintes
L'enquête menée par l'Institut de veille sanitaire (InVS) a porté sur de plus de 500 femmes en début de grossesse observée en Bretagne entre 2002 et 2006.
Selon les résultats de l'étude, des traces d'exposition à l'atrazine et à la simazine sont observées chez une minorité des femmes.
Il s'agit de deux herbicides interdits en France depuis fin 2003, mais "leurs produits de dégradation se déplacent dans les eaux et sont encore très présents dans l'environnement", notent les chercheurs. Dans le monde, l'atrazine est "un des herbicides les plus utilisés", et des effets toxiques voire mortels sur l'embryon animal ont été rapportés, suite à une exposition prénatale.
Les traces des insecticides organophosphorés, et notamment de certains métabolites communs à nombre d'entre eux, sont plus fréquentes et de niveaux plus élevés. Pour les insecticides organophosphorés, d'usage agricole et non agricole, des effets neurotoxiques ont été observés pour des niveaux d'exposition modérés, voire faibles.
Selon les chercheurs, les taux de pesticides mesurés chez des femmes résidant en Bretagne restent inférieurs à ceux mesurés aux Pays-Bas et surtout aux Etats-Unis, particulièrement en Californie.