Comment Jean-Louis Courjault a découvert les bébés congelés.

Publié le par Cyril

«Et soudain, j'ai vu une main. Le corps du bébé était entouré d'une serviette, dans un sac.» Debout à la barre, d'une voix hésitante, parfois inaudible, Jean-Louis Courjault raconte à la cour d'assises d'Indre-et-Loire la découverte de deux corps de bébés dans son congélateur à Séoul (Corée du Sud), point de départ de l'affaire.

 Son épouse Véronique, 41 ans, jugée depuis mardi pour trois infanticides, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Dès l'ouverture du procès, le père de famille a apporté son soutien à «la femme qu'il aime, la mère de mes enfants». Le couple est parent de deux garçons, âgés de 12 et 14 ans.

 

En ce dimanche 23 juillet 2006, Jean-Louis Courjault vient de trouver le corps de l'un des deux bébés dans un tiroir de son congélateur, dans sa maison à Séoul. Dans un autre tiroir, il trouve un nouveau sac avec un autre corps à l'intérieur. Sa femme, assise dans le box des accusés, écoute avec attention, en se frottant de temps en temps, le visage avec une main. A son entrée dans le box, elle avait échangé un sourire avec son mari.

«Je n'ai jamais trompé Jean-Louis»
 

«Je voulais trouver une solution à ce problème. Mais j'étais dans une impasse. Je ne comprenais rien», poursuit-il très ému. Il parvient cependant à réagir devant les questions du président de la cour, George Domergue, qui s'étonne qu'il n'ait pas fait un rapprochement avec sa femme. «Mais comment voulez que j'imagine un tel scénario? Véronique ne pouvait plus avoir d'enfant.» «Après, explique-t-il, il y a eu l'emballement médiatique en Corée du Sud». «Cela a été pour moi, une source de phase d'aveuglement sur cette affaire», indique Jean-Louis Courjault qui continue à défendre son épouse en soulignant «qu'en plaçant les corps dans le congélateur, accessible à tous, il y avait 100% de chances qu'elle se fasse prendre».

Le directeur d'enquête dans cette affaire, Gérald Bejeau, a confirmé à la barre: «Personne dans l'entourage du couple ne s'est aperçu des grossesses de Véronique Courjault». Il est «convaincu que le mari n'a pas vu les grossesses de sa femme». Alors que le policier évoque la possibilité que le premier bébé tué en 1999 ne soit pas de Jean-Louis Courjault, Véronique se lève : «Je n'ai jamais trompé Jean-Louis. Je le déments formellement».

 

 

leparisien.fr

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