Danièle Gilbert : « J’adore la vie de saltimbanque ».

Publié le par Cyril

Jadis animatrice vedette à la télévision, Danièle Gilbert a disparu du petit écran dans la douleur en 1981 pour ne jamais y revenir. Toujours aussi franche et populaire, elle fait un grand retour… sur les planches. Elle se lance dans un premier rôle important au Théâtre du Palais-Royal, dans « Presse pipole », du pur boulevard, signé Olivier Lejeune, auteur, metteur en scène et acteur.

A 66 ans, la Grande Duduche connaît un nouveau départ.

 

Qu’est-ce qui vous amène au Théâtre du Palais-Royal ?
Danièle Gilbert.
Olivier Lejeune m’a appelée, il m’a dit : Je viens de me réveiller et j’ai réalisé que c’était toi qu’il me fallait pour le rôle. Moi, je suis ravie : la vie de saltimbanque, j’adore. Quand je faisais « Midi-Première », tous les jours en direct dans une ville différente, c’était la même vie.

Mais de là à faire du théâtre…
Raphaël Mezrahi m’a offert mon premier rôle, l’année dernière, dans « Monique est demandée caisse 12 » (NDLR : qui vient de reprendre avec une nouvelle distribution aux Variétés). Mais c’était presque vraiment moi puisque je jouais une animatrice de supermarché, ce que j’ai fait pendant des années après avoir été virée de la télévision. Si j’aime jouer au théâtre, c’est pour le contact avec les gens. Je suis partout en France comme dans la rue de mon enfance où je connaissais tout le monde. Avec moi, les présentations sont vite faites.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce premier vrai rôle ?
Le fait que ce n’est pas du tout moi. Je joue une secrétaire de rédaction, proche de la retraite, qui a eu une aventure avec le patron du magazine pour lequel elle travaille lequel n’a pas l’air de s’en souvenir… Je suis râleuse et jalouse de la bimbo du service.

Vous n’avez jamais éprouvé de rancune contre ceux qui vous ont écartée de la télévision ?
Ni rancune, ni amertume, ni désir de revanche. Ma vie était toute tracée : je devais être professeur d’allemand. Je suis arrivée à la télévision par hasard, parce qu’on est venu me chercher. Je n’avais pas eu le temps de me projeter dans l’avenir comme animatrice. Après mon éviction, j’ai eu la chance de rester proche des gens. Le public m’est resté fidèle et j’en ai acquis un nouveau en participant à « la Ferme célébrités ». Et puis j’ai un principe que j’applique à ma vie au quotidien : j’essaie de me préserver de tout ce qui peut entraver mon petit bonheur.

Et qu’est-ce qui fait votre bonheur ?
L’équilibre de ma famille. Même quand on m’en a fait baver, j’ai toujours tenu pour mes proches. Je ne voulais pas faire de peine à ceux qui m’aiment. Je suis toujours comme ça : j’ai du plaisir à faire plaisir. Je me rends bien compte que c’est devenu rare aujourd’hui. Même quand on marche dans la rue, il faut faire attention à ses orteils : tout le monde est prêt à vous écraser sans vous voir !

Est-ce que vous reviendrez à la télévision un jour ?
J’aimerais bien, mais il faudrait qu’on me le propose. Moi, je n’aime pas forcer les choses.

« Presse pipole », au Théâtre du Palais-Royal, 38, rue Montpensier, Paris Ier. Du mercredi au samedi à 21 heures, le dimanche à 15 h 30. Places : de 14 à 38 €. Tél. 01.42.97.40.00.

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