La fille d'Uderzo gagne son procès.

Publié le par Cyril

Les prud'hommes de Paris ont condamné les éditions Albert-René d'Albert Uderzo à verser des indemnités de licenciement à Sylvie Uderzo, mais ont débouté les demandes de dommages et intérêts de la fille du co-créateur d'Astérix.

Sylvie Uderzo de Choisy, fille unique d'Albert Uderzo, contestait son licenciement pour faute grave fin 2007 de son poste de directrice générale de la société Albert-René, éditrice des neuf derniers albums d'Astérix.

La société a été fondée par Albert Uderzo en 1979 après la mort de René Goscinny, co-créateur des personnages. Elle réclamait 776.000 euros au total, en comptant les indemnités et les dommages et intérêts.

 

270.000 € d'indemnités
Les prud'hommes ont condamné les éditions à lui verser l'intégralité des indemnités légales, à savoir 270.000 euros. Mais les éditions n'ont pas été condamnées à payer les dommages et intérêts complémentaires demandés par la plaignante.

«Mme Uderzo est satisfaite de la décision du tribunal» car la faute grave n'a pas été retenue, a déclaré à l'AFP Me Muriel Pariente.

Les éditions Albert-René se disent elles aussi «satisfaites de cette décision qui met fin à une querelle stérile que Sylvie Uderzo entretient», selon l'avocat des éditions Albert-René Me Olivier Baratelli.

Albert Uderzo, 81 ans, et sa fille unique sont en conflit ouvert depuis plusieurs mois. Le dessinateur a cédé en décembre dernier à Hachette Livre les 40% de participation qu'il détenait dans Albert-René.

Avec l'acquisition des 20% détenus par la fille de René Goscinny, Hachette détient désormais une participation majoritaire. L'opération est dénoncée par Sylvie Uderzo, qui reste propriétaire des 40% restants d'Albert-René.

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