Harrisson écarté du Gala Artis .

Publié le par Cyril

Alors que TVA retire le nom de Jean-François Harrisson de la course au trophée Artis, l'avocat du comédien condamne cette décision, puisque la nomination aurait fait du bien au moral de son client. 

«Cette nomination aurait été bienvenue dans la situation difficile qu'il vit actuellement, déplore son avocat, Me Claude-F. Archambault. Ça aurait aidé son moral.»

 

Mercredi, lors de l'arrestation du comédien de 34 ans pour possession et distribution de matériel pornographique juvénile, TVA avait déjà fait parvenir au père de famille une lettre lui indiquant sa nomination pour le trophée «Artiste d'émissions jeunesse», accompagnée d'une boîte de chocolats.

 

Dès que la nouvelle de son arrestation a été rendue publique, des discussions ont été entreprises avec son avocat, afin d'inciter le comédien à retirer lui-même sa candidature, ce qu'il a refusé de faire, comme le rapportait le Journal dimanche.

 

«Gravité des accusations»

 

Dès vendredi, TVA a pris la décision d'annuler la mise en nomination de Harrisson, «basée sur la gravité des accusations», a dit la porte-parole de TVA, Nicole Tardif.

 

La décision a été communiquée à Harrisson, hier, puis rendue publique dans un communiqué de presse.

 

Les noms de tous les autres sélectionnés seront rendus publics aujourd'hui. TVA a souhaité crever l'abcès dès hier, pour «éviter que l'accent soit mis sur ça» aujourd'hui.

 

TVA se voyait mal faire la promotion du gala et demander au public de voter pour Harrisson.

 

Une décision que déplore son avocat, Me Claude-F. Archambault.

 

«Je trouve ça un peu prématuré et catégorique comme décision, dit-il. Les accusés sont coupables avant d'être jugés. Je suis déçu qu'on juge le monde aussi vite.»

 

Me Archambault déplore qu'avant de prendre une telle décision, «on n'attende pas d'entendre ce qu'il a à dire».

 

Sanction prématurée

 

Rappelons que M. Harrisson a jusqu'ici refusé de répondre aux questions des journalistes.

 

Selon Me Archambault, une sanction comme celle-là n'a pas sa place, étant donné qu'on n'accuse pas M. Harrisson d'avoir agressé des enfants, mais bien d'avoir possédé et distribué des images de pornographie juvénile.

 

Par ailleurs, l'agente du comédien, Marie-Hélène Bibeau, qui devait tenir une rencontre de presse hier, a annulé le rendez-vous, fort attendu des journalistes.

 

Elle a mandaté une porte-parole pour répondre en son nom aux médias, arguant qu'elle veut «sortir de toute activité promotionnelle de M.Harrisson».

 

On attend de voir comment les choses tourneront, a dit Myriam Crevier.

 

 

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