Jean Charest en chute libre, pour combien de temps ?

Publié le par Cyril

Fortement secoué par les déboires de la Caisse de dépôt et placement et la crise économique, le gouvernement de Jean Charest entame une nouvelle session parlementaire ce matin avec son plus bas taux de satisfaction populaire depuis un an et demi.

 

Selon un sondage exclusif Le Journal -Léger Marketing, la satisfaction des Québécois à l'endroit de leur gouvernement a chuté à 38%, une baisse de 24 % par rapport au mois d'octobre dernier.

 

«La lune de miel est terminéee», estime Christian Bourque, analyste chez Léger Marketing. Selon lui, les mauvais résultats de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et la crise économique en général sont directement en cause.

 

Yves Dupré, consultant en relations publiques, croit lui aussi que le gouvernement paye, que ce soit mérité ou non, pour les contre-performances de la CDPQ.

 

«Les gens ont perçu les pertes de la Caisse de dépôt comme une gifle en plein visage. On savait que la Caisse allait perdre beaucoup, Mario Dumont l'avait dit en septembre dernier. Mais il est évident maintenant que le gouvernement reçoit à son tour une sorte de contre-gifle», analyse-t-il.

 

Pourtant, selon M. Dupré, le gouvernement libéral, Mme Jérôme-Forget en particulier, a choisi la meilleure stratégie en voulant séparer clairement le gouvernement et la Caisse de dépôt.

 

«Lorsqu'elle dit qu'elle ne voudrait même pas être vue assise aux côtés d'un dirigeant de la Caisse, ça marque une frontière et ça donne du poids à ses arguments que le gouvernement n'intervienne pas dans les affaires de la Caisse. Si elle s'approchait le moindrement des dirigeants de la Caisse, ça lui ferait automatiquement porter une part du blâme.»

 

De l'eau sous les ponts

 

Malgré l'ampleur de la crise, le gouvernement Charest ne devrait pas garder trop de séquelles, estiment les deux analystes.

 

«Dans 4 ans, ce sera oublié. En fait, tout cela dépendra évidemment des résultats de la Caisse au cours des trois-quatre prochaines années», fait remarquer Christian Bourque.

 

«Le gouvernement est majoritaire, et il lui reste encore quatre ans pour faire oublier cet épisode malheureux», ajoute M. Dupré.

 

ÉVOLUTION DU TAUX DE SATISFACTION À L'ÉGARD DU GOUVERNEMENT

 

JUIN 2008
57%

AVRIL 2008
49%

OCTOBRE 2008
62%

NOVEMBRE 2008
55%

MARS 2009
38%

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