« Ils m’impressionnent tous » - Patrick Bruel.

Publié le par Cyril

De passage au Québec afin de prendre part au deuxième gala de Star Académie, 7jours.ca a rencontré, en exclusivité, le populaire chanteur. La star nous cause des académiciens et de sa tournée actuelle.

 

Patrick, dès votre arrivée au pays, vous êtes allé à Sainte-Adèle afin de rencontrer nos académiciens 2009. Comment les avez-vous trouvés?

J’ai été grandement impressionné par leurs qualités artistiques et aussi, par les excellentes questions qu’ils m’ont posées. Ils sont hyper talentueux et ils ont tous des voix et des personnalités très fortes.

C’est votre première fois sur le plateau québécois, mais vous avez déjà visité, à plusieurs reprises, celui de la Star Ac du côté de la France. C’est véritablement un plaisir pour vous de prendre part à cette aventure, non?

Ça m’amuse d’y aller, car je trouve ça intéressant de rencontrer de jeunes artistes, de jeunes espoirs avec plein de rêves, de failles, de faiblesses, de forces et d’envies. Je trouve ça très joli tout ce qui se passe dans la tête d’un jeune qui arrive sur un tremplin comme celui-là pour tenter de faire quelque chose. Alors chaque fois, je tente d’y aller afin de les encourager et de leur parler de l’importance de la création. Chanter les chansons des autres c’est bien, mais c’est la création qui est importante.

Lors du gala dominical, en compagnie des académiciens, vous allez interpréter un medley de vos grands succès. Avec le temps, vous êtes-vous déjà lassé d’interpréter une de vos chansons?

Pas du tout! J’adore toutes mes chansons et j’adore aussi le sort que le public leur réserve à chaque fois. De les chanter avec de jeunes artistes, ça me permet de les revisiter et de leur donner une nouvelle couleur, un nouveau costume.

Actuellement, vous parcourez la France avec un nouveau spectacle, guitare et voix. Un spectacle plus intime que jamais, dont vous avez eu l’idée au Québec.

L’année dernière, je tournais une émission pour TVA, animée par Geneviève Borne. Je n’étais pas très au courant du concept, on m’avait rapidement expliqué que j’allais devoir interpréter deux ou trois demandes spéciales des spectateurs, seul, à la guitare. Je m’en souviens très bien, car j’étais fatigué, sur le décalage horaire et j’avais un trac fou. Bref, l’émission qui devait durer une vingtaine de minutes, a durée une heure et demie. Dès mon retour à Paris, j’ai proposé le concept à mon équipe et je suis rapidement parti en tournée. Cette dernière est sold-out, depuis le premier jour, et ce, sans promotion. C’est un coup de dé, qui a rapporté.

Vous êtes-vous surpris à redécouvrir vos textes et vos chansons, étant donné l’aspect dénudé de ce spectacle?

Absolument, j’ai redécouvert des choses qui forcément étaient devenues normales. Si on parle de textes comme ceux de Casser la voix et d’Alors regarde, ces pièces étant chantées de façon beaucoup plus douce, forcément qu’il y a des mots qui ressortent. Je pense également à Combien de murs, qui a repris un sens incroyable depuis l’élection du président Obama.

Un de vos spectacles, sans la grosse machine et tous les artifices, est-ce que ça peut être intimidant pour vous?

Ça aurait pu l’être, oui, mais ça ne l’est pas. Sur scène, je n’ai pas besoin d’artifices pour performer. J’aime la lumière, j’aime le son, j’aime la guitare, j’aime l’électrique, mais j’aime aussi la simplicité. J’aime prendre une guitare et chanter chez mes copains. Le principe de cette tournée est bien simple, vous m’invitez chez vous, vous avez prévu une guitare et un piano, et moi, je vois ce qui se passe. Je ne prépare rien à l’avance.

Patrick Bruel viendra nous présenter son nouveau spectacle Seul...ou presque les 29 et 30 mai prochain au Théâtre St-Denis

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Publié dans Musique

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