Des têtes de mort dans les rayons de Carrefour
Les hypermarchés Carrefour de Chambourcy, Rambouillet, Montigny-le-Bretonneux, Bercy (Val-de-Marne), Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) et un établissement en Seine-et-Marne ont reçu samedi la même menace de mort. Les employés chargés de garnir les allées ont découvert une carte de visite avec une tête de mort dans les rayons des plats préparés, de la boucherie, des galettes des Rois et des fruits et légumes.
Le sinistre symbole était accompagné d’un message : « A transmettre à la direction. Elle (NDLR : la mort) arrive dans les rayons. »La direction des magasins a aussitôt prévenu les services de police. Les enquêteurs ont relevé les traces et indices et ont tenté d’exploiter les images de vidéosurveillance. « Pour l’instant, nous n’avons rien de précis, déclare une source proche de l’enquête. Nous n’avons même pas de revendication. » En attendant, la direction du magasin a décidé de renforcer la sécurité dans ces hypermarchés.
« Je ne comprends pas le sens de cette menace »
Hier, à Chambourcy, les employés de sécurité étaient sur le pied de guerre à l’entrée et devant les caisses. « Nous veillons sur la sécurité du personnel de notre société et de nos clients », précise la direction du groupe, qui prend ces menaces au sérieux. Pourtant, à Chambourcy, l’information n’a pas filtré. « Je ne suis pas au courant de cette affaire, souligne un employé, la direction ne nous a pas informés de ce qui s’est passé samedi. »
Sur le parking, aucun client ne semble angoissé par la nouvelle. Julie, 28 ans, vient de remplir le coffre de sa voiture avec ses courses. « Je viens ici une fois par semaine et, j’ai beau réfléchir, je ne comprends pas le sens de cette menace, s’interroge-t-elle. Je ne vois rien à reprocher au magasin ni à ses produits alimentaires. »
Une autre femme, âgée de 55 ans, estime que « c’est une histoire de fous. C’est plutôt farfelu, cette carte de visite avec une tête de mort ». D’autres envisagent un homme qui souhaite se venger de la grande surface en semant la terreur. « C’est peut-être un petit commerçant enragé ou un client mécontent », avance un autre client.
Du côté des enquêteurs, canular, geste d’un déséquilibré ou vraie menace, aucune hypothèse n’est écartée. « Je me souviens, il y a dix ans, un homme avait menacé d’empoisonner des yaourts dans une autre enseigne, se rappelle un policier. Mais c’était une tentative d’extorsion.
Il voulait de l’argent, mais n’avait jamais tenté d’empoisonner quoi que ce soit. » D’autres enquêteurs pensent à une action contre la malbouffe. Pour l’instant, les commissariats locaux restent chargés des investigations.
Le Parisien
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