Charest a-t-il menti? mais comme toujours !

Publié le par Cyril

Le gouvernement Charest savait que la multinationale Rio Tinto Alcan allait faire des mises à pied au Québec.

«La décision s’est prise à Londres mais c’est certain que le gouvernement ne l’a pas appris hier», soutient le Leader parlementaire du PQ, Stéphane Bédard.
 

En 2007, le gouvernement Charest affirmait avoir conclu avec Rio Tinto, lors de l’achat d’Alcan, une «entente béton» qui devait permettre le maintien des «niveaux d’emploi».

Or, une clause secrète permettait à la multinationale de ne pas respecter ses obligations au Québec.

Cette clause est liée au prix de l’aluminium et désengage l’entreprise britannique lorsqu’il atteint un seuil précis.

Depuis le 2 janvier, Rio Tinto Alcan juge les prix insatisfaisants et sabre dans ses opérations au Québec.

Or, selon M. Bédard, les activités strictement québécoises de la multinationale sont rentables mais, pour ne pas couper ailleurs, Londres sabre au Québec.

«Le problème, ce n’est pas Alcan au Québec. C’est Rio Tinto. Tout le monde sait qu’elle est surendettée et qu’elle pompe l’argent du Québec au siège social de Londres», a expliqué M. Bédard.

Il trouve enfin le silence du gouvernement inacceptable. Et surtout que le conseil des ministres ait suspendu ses activités durant cette semaine difficile pour le Québec, à cause des vacances de Jean Charest.

«Ça me trouble», dit M. Bédard, en rappelant la vacuité de la prétendue session d’urgence convoquée par les libéraux, il y a quelques jours.

Mais il y a pire, estime-t-il. Selon lui, Jean Charest et le ministre du Développement économique du Québec, Raymond Bachand, savaient que la multinationale britannique disposait d’une clause de libération mais ils ne l’ont pas dit.

«Ce qu'on constate aujourd'hui, c'est qu'il y avait une clause secrète. Encore une fois, le gouvernement libéral n'avait pas tout dit. Le ministre Bachand et le premier ministre avaient menti carrément aux Québécois en inscrivant une clause secrète qui permettait à Rio Tinto de se libérer de ses engagements», a martelé le député Bédard.

Selon lui, Jean Charest devrait reprendre le dossier à son retour de vacances puisque Bachand semble être littéralement «résigné» devant Londres.

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