Les Québécois iront aux urnes le 8 décembre! Merci Charette !
Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement minoritaire ce matin, déclenchant officiellement une élection générale qui se tiendra le 8 décembre prochain.
Tôt, en matinée, M. Charest a réuni une dernière fois son conseil des ministres avant de rencontrer le lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne, pour lui demander de dissoudre l'Assemblée nationale et donner le coup d'envoi à une campagne électorale de 33 jours.
La décision du premier ministre Charest de demander aux électeurs un troisième mandat était devenue un secret de Polichinelle. Depuis une semaine, tous les signes annonciateurs étaient présents. Ne manquait plus que l'annonce officielle. La nuit passée, des affiches électorales ont même fait leur apparition sur les poteaux dans divers coins de la province.
En se rendant chez le lieutenant-gouverneur, M. Charest, tout sourire, a déclaré qu'il s'agissait d'une bonne décision «surtout pour les Québécois». A sa sortie de la brève rencontre, il a monté à bord de son autobus de campagne, accompagné de son épouse Michèle Dionne.
Lors d'une conférence de presse sur la promenade Samuel-de-Champlain, M. Charest a dit que le Québec ne pouvait plus, compte tenu de la crise financière et économique, se permettre l'instabilité d'un gouvernement minoritaire.
Il a déclaré que si la cohabitation pouvait être praticable en temps de croissance, elle constituait un risque déraisonnable en période d'incertitude.
Il a notamment reproché aux oppositions adéquiste et péquiste de s'être opposées à certaines des mesures adoptées par son gouvernement pour soutenir l'économie, notamment les baisses d'impôt et les investissements dans les infrastructures.
Il estime que si Pauline Marois et Mario Dumont avaient été à la barre, le Québec serait aujourd'hui en récession.
Les électeurs québécois devront se choisir un gouvernement provincial pour une deuxième fois en moins de deux ans. La dernière élection s'était tenue en mars 2007 et avait fait élire un gouvernement libéral minoritaire.