MARIE-ÉLAINE THIBERT UN JOUR NOËL ...

Publié le par Cyril

On a l’impression qu’elle vient tout juste de faire irruption dans notre univers culturel. Ça fait pourtant 5 ans que Marie-Élaine Thibert, 26 ans, roule sa bosse d’interprète.

 

Bilan de ses noces de bois avec la chanson, son grand amour!

Je me souviens d’avoir côtoyé Marie-Élaine Thibert dans les années 90 à l’école Pierre-Laporte, une école où le programme musique-études a façonné des artistes tels que Catherine Major.

Marie-Élaine étudiait le violon et trimballait toujours son instrument dans l’autobus.

Qui eût cru qu’une jeune fille si discrète deviendrait une des plus grandes stars de la chanson québécoise, certifiée trois fois platine?
Elle n’était pas du genre à voler la vedette dans les spectacles parascolaires comme les autres «Queen B», et on était loin de se douter qu’au creux de ce petit corps se cachait une voix en or.

Comme quoi il ne faut jamais sousestimer ceux qui partagent nos bancs d’école…

Ça fait maintenant 5 ans que le conte de fées Star Académie est terminé. On oublie presque que c’est son collègue Wilfred qui a terminé premier, tellement Marie-Élaine est omniprésente.

Elle figure au palmarès des artistes québécois ayant vendu le plus de disques. Presque un demi-million depuis 2004.

Après deux albums, elle revient cet automne avec un disque de Noël… projet qu’on associe souvent aux has-been, elle en est bien consciente. C’est loin d’être le cas de la môme Thibert. Au contraire.

«Ça va éloigner les préjugés. Aujourd’hui, c’est devenu une mini-mode de faire des disques de Noël. Bublé, Josh Groban… il y en a plein aux États-Unis et ce ne sont pas des has-been», dit-elle, assise en ce lundi après-midi dans un chic restaurant près du Centre Bell, où elle a déjà chanté d’ailleurs.

 

L’AMOUR ET LA MUSIQUE

 

Elle contraste parmi la foule d’hommes d’affaires en costard-cravate. Signe qu’elle ne laisse rien au hasard, elle arrive impeccablement coiffée, les mèches légèrement vaguées à la Jennifer Aniston et un maquillage qui aurait très bien passé le test du tapis rouge.

Avec un regard si bleu, on ne peut douter de la sincérité de ses propos. Bref, si elle se lance un jour en politique, elle a déjà ça comme atout.

Elle ne commande pas de double-déca-soy-latte-avec-mousse, mais un 7up. Un choix simple pour une fille d’une simplicité désarmante.

Elle revient donc avec un album entièrement réalisé avec son amoureux, le bassiste Rémy Malo, 38 ans.

 
 
«C’est un petit bollé en musique, mon chum!» glisse-t-elle. Les musicos se sont rencontrés sur la première tournée de Marie-Élaine en 2004.

Pendant l’enregistrement de l’album au mois de juin dernier, il n’y a pas eu de prises de bec.
«Il ne me dit pas comment chanter», dit-elle. La seule règle: «Dès qu’on sortait du studio, interdiction de dire un seul mot sur Noël.»

Son album a une sonorité Motown très jazzé, gospel, avec beaucoup de cuivres. On prédit déjà qu’il enveloppera de nostalgie les chaumières québécoises. Ce sont ses fans qui lui ont demandé de verser dans le répertoire de Noël.

«On veut t’entendre chanter Ave Maria», lui a-t-on répété.

Marie-Élaine ose chanter en anglais le fameux Happy Xmas de John Lennon. Elle a suivi quelques cours de diction pour faire honneur au Beatle. Elle se permet aussi un duo avec Gregory Charles, dans une traduction de Stevie Wonder.

Bref, la môme explore de nouvelles avenues, toujours avec la même authenticité. C’est ce qui fait son charme et craquer ses fans.

 

Rêves européens

 

Dans ses rêves les plus fous, elle se voit déjà sur la scène de l’Olympia de Paris.

«J’ai beaucoup d’ambition, j’ai des rêves. Je les écris dans mon ordinateur pour ne pas les oublier. J’essaie de les concrétiser dans ma tête en me disant qu’un jour ça se réalisera. J’aimerais que ma carrière s’ouvre sur la francophonie. Je me fais un plan de carrière très concret dans ma tête», explique la chanteuse de 26 ans.

Elle ne dit pas non à un album anglais un jour, mais sa priorité reste l’Europe. Elle rêve de partir à la conquête des pays francophones.

Son prochain album sera d’ailleurs réalisé en fonction de ce projet. Elle approche déjà des auteurs-compositeurs et un réalisateur qui l’aideraient à donner une touche plus européenne à ses chansons.

Elle pense à Luc Plamondon ou Rick Allison qui a beaucoup travaillé avec Lara Fabian, une autre de ses idoles. Bref, Marie-Élaine tient solidement les rênes de sa carrière.

 

PARADOXE

 

Elle est timide, mais elle gagne sa vie en se produisant sur scène. Paradoxale, Marie-Élaine Thibert?

«Je sais comment chanter, je sais quoi faire, je le contrôle. Mais prendre des poses dans des séances photo, avec les bons sourires ou les bons regards, ce sont les mannequins qui font ça normalement. Elles savent à quoi elles ressemblent, moi ça me prend quelqu’un qui me dit comment poser et comment sourire. C’est gênant. Ça prend plus de temps », explique-t-elle.

Avec le temps elle a aussi appris comment bien s’entourer. Elle s’en remet à son styliste Conrad Nadeau et à Soraya la maquilleuse.

«Je leur fais confiance, mais j’ai toujours mon mot à dire.»

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Publié dans Musique

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