Un autre chenil de l'horreur démantelé !!!!!!!
La SPCA vient de démanteler un deuxième chenil de l'horreur en moins d'une semaine. Cette fois, ce sont 157 chiens qui ont été arrachés des griffes d'une femme qui les gardait dans des conditions horribles à Saint-Lin-Laurentides.
Assistée par la Humane Society, un organisme américain de défense des animaux, la SPCA est débarquée hier matin dans un bâtiment délabré de campagne situé au 1400, Rang de la Rivière Sud. Ce sont des plaintes qui l'avaient mise sur la touche.
Les équipes ont mis cinq heures à vider ce chenil dont l'insalubrité leur a donné la nausée. «Les conditions étaient épouvantables. C'est l'un des pires qu'on a vus. Ça a été une tâche monumentale», soutient Rebecca Aldworth, de la Humane Society.
Selon elle, les chiens ont été cruellement négligés : ils étaient assoiffés, affamés et sales, en plus de certains qui avaient le poil rare et d'autres qui étaient malades.
«J'avais vu qu'elle avait des chiens, mais je ne savais pas qu'elle en avait autant. Je ne savais pas qu'ils étaient gardés dans ces conditions-là», a confié une voisine hier.
La propriétaire, Carole Lapalme, n'était pas sur les lieux et n'a pu être jointe hier.
La lutte ne fait que commencer
Depuis sa récente réorganisation, la SPCA a fait appel à la Humane Society, qui lui fournit les bénévoles et l'équipement nécessaires aux opérations de cette envergure, qui seront de plus en plus fréquentes dans le futur. La frappe d'hier est la deuxième issue de ce partenariat; la première était celle de Rawdon, vendredi.
La porte-parole de la SPCA, Alanna Devine, a lancé un message aux propriétaires de tels chenils hier : «Si tu opères ça, on s'en vient. Ça tire à sa fin», a-t-elle dit en précisant qu'avec ses 2 000 usines à chiot, le Québec détient la triste réputation de capitale de cette industrie en Amérique du Nord.
«C'est le temps d'arrêter cette horrible manière de traiter les animaux», ajoute-t-elle en déplorant que les coupables ne s'en sortent souvent qu'avec des amendes.
Sur les 109 bêtes rescapées vendredi à Rawdon, 70 ont été libérées par le propriétaire. Elles seront disponibles pour l'adoption d'ici quelques jours mais déjà, plusieurs citoyens touchés se sont manifestés.
Les autres chiens seront placés en famille d'accueil jusqu'à la fin des procédures contre le propriétaire. Il en ira bientôt de même pour les bêtes de Saint-Lin, qui doivent d'abord être soignées et évaluées.
La SPCA recommande de ne pas acheter de chiens dans les pet shops mais plutôt d'adopter dans les refuges ou d'acheter auprès d'un éleveur en règle qui n'a qu'une seule ou deux races de chiens disponibles.