Céline appuie Obama.

Publié le par Cyril

René Angélil et Céline Dion se rangent derrière Barack Obama.

De passage lundi à Washington, en pleine campagne électorale américaine historique - dans le cadre de la tournée mondiale Taking Chances -, René Angélil a confié au Journal de Montréal que lui et Céline Dion ont une préférence pour le candidat démocrate à la présidence des États-Unis Barack Obama.

«On pense qu'au niveau international, Barack Obama donnerait une meilleure image des États-Unis et de l'Amérique», a laissé échapper René Angélil.

Depuis le début de la carrière de Céline Dion, ni elle ni René Angélil n'ont endossé un candidat lors d'une campagne électorale, et ils évitent de s'impliquer dans les affaires politiques. René Angélil donne tout de même aujourd'hui son humble avis.

«John McCain est un bon homme, mais il me semble que l'Amérique serait mieux représentée par Barack Obama. Il me semble aussi qu'on a plus de chance de maintenir la paix avec Barack Obama.»

Critiquer le gouvernement

La seule fois où Céline Dion s'est prononcée ouvertement contre un gouvernement en place, c'est lorsque La Nouvelle-Orléans a été victime de l'ouragan Katrina en 2005 et que la vie de centaines d'être humains était en jeu.

Elle avait d'une certaine façon critiqué la lenteur du gouvernement en place (celui du président républicain George W. Bush) à évacuer les victimes de Katrina. Personne n'a oublié son cri du coeur» Take a kayak», à l'émission Larry King Live au mois de septembre 2005, où le célèbre animateur de CNN avait demandé l'avis d'une French Canadian, amie de longue date et superstar, à la suite du don de un million de dollars qu'avaient fait la chanteuse et son mari à la Croix-Rouge.

Lenteur du gouvernement Bush

Céline, en pleurs, en direct de sa loge du Ceasars Palace, avait confié ses sentiments de révolte et estimait l'attente du secours inacceptable.

«Comment se fait-il que c'est si facile d'envoyer des avions dans un autre pays (lire l'Irak) pour tuer tout le monde en quelques secondes, pour détruire des vies ? avait-elle martelé. Nous devons servir notre pays. Et en ce qui me concerne, servir notre pays signifie être là (en Nouvelle Orléans) maintenant et sauver le reste de la population.»

Sans vouloir entendre les raisons qui limitaient l'envoi de secours immédiat à La Nouvelle-Orléans, Céline avait sommé les responsables d'agir.

«Peut-être que je ne pense pas avec ma tête, que je parle avec mon coeur, mais quelqu'un peut-il ouvrir ces toitures ? Les hélicoptères volent au dessus ! Prenez deux personnes à la fois. Prenez un kayak. Allez dans ces murs. Des enfants se font violer la nuit. On entend des tirs de fusils. Des gros fusils, qu'est-ce que c'est que ça ? Ces gens-là prient. Ils font signe de la main. Ils sont encore vivants mais se meurent...

Céline, à ce moment-là, ne tenait de toute évidence pas le gouvernement Bush dans son estime.

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