Vacances gâchées.
Des centaines de touristes québécois ont vu leurs vacances être gâchées par le passage hier soir de l'ouragan Gustav sur le pays de Fidel Castro, où nombre de vacanciers ont été emprisonnés dans leurs chambres d'hôtels.
Au total, quelque 1200 touristes étrangers, essentiellement des Canadiens et des Italiens, qui se trouvaient sur l'île de la Jeunesse, ont été transférés en lieu sûr, selon les autorités cubaines.
Les autorités cubaines avaient d'ailleurs mises en place des mesures d'alerte. La circulation de tous les autocars et trains au départ et à destination de la capitale La Havane a été suspendue jusqu'à nouvel ordre, de même que le trafic maritime et aérien.
Vols reportés
Pendant ce temps, à Montréal, les vols à destination de Varadero et de La Havane étaient reportés à aujourd'hui, frustrant les touristes.
«Vaux mieux perdre une journée de vacances que de perdre la vie», disait naénmoins Gilles Labrune, qui n'a jamais visité Cuba.
Contrairement aux autres compagnies aériennes, Cubana a reporté son vol à la toute dernière minute, de sorte que plusieurs passagers se sont rendus inutilement à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.
À Cuba, les agents de Vacances Transat s'occupaient des touristes, a toutefois indiqué Jean-Michel Laberge, porte-parole de la compagnie Air Transat.
«Ils sont dans des hôtels qui ont été conçus pour résister aux ouragans. Ils sont quand même en sécurité», a-t-il dit.
En vertu de la «politique de l'ouragan», les clients peuvent faire rembourser leur voyage, le reporter, choisir une autre destination ou accepter de se rendre à destination, a expliqué Jean-Michel Laberge.
Mais cette politique ne semblait pas s'appliquer chez Cubana dont les clients privés de vol hier devaient assumer leur nuitée.