La bactérie fait des ravages.
Six décès, tous en Ontario, sont directement causés par l'infection bactérienne liée à des produits de viande contaminés, a fait savoir, hier, l'Agence de la santé publique du Canada.
Six autres cas mortels, dont cinq en Ontario et un en Colombie-Britannique, font présentement l'objet d'une enquête. On estime que la cause pourrait être la bactérie.
À la grandeur du pays, 26 cas d'infection ont été découverts et 29 sont toujours sous enquête, dont dix au Québec.
Les personnes infectées à la listériose peuvent souffrir de nausées, de vomissements et de diarrhée.
Chez les personnes au système immunitaire faible, cette contamination peut se traduire par une infection sanguine mortelle.
D'ailleurs, la grande majorité des personnes décédées à la suite d'une infection à la listériose sont des personnes âgées.
D'autres cas ?
Les symptômes peuvent apparaître près de 70 jours après la consommation de l'aliment, ce qui fait craindre le pire aux autorités.
«Nous nous attendons à ce que le nombre de cas suspects et de cas confirmés continue d'augmenter à mesure que cette enquête avance», a prévenu hier le ministre fédéral de l'Agriculture, Gerry Ritz.
Par mesure de précaution, la compagnie Aliments Maple Leaf a augmenté à 220 la liste de ses produits rappelés, tous fabriqués à l'usine ontarienne.
Clients inquiets
Du côté des épiceries et des charcuteries, on tente de se faire rassurant.
«Dès que l'Agence procède à un rappel, nous sommes à même de repérer où se trouvent les produits, dans chaque magasin, et ils sont aussitôt retirés», a mentionné hier Frédéric Alberro, du Conseil canadien des distributeurs en alimentation.
Malgré tout, nombreux sont les clients qui rapportent des produits achetés de peur d'être contaminés.
«Nous invitons les consommateurs à rapporter les produits, avec la facture si possible, et il y aura un remboursement à la discrétion de chaque magasin», a précisé M. Alberro.
«Nous avons installé des affiches avec un numéro de téléphone si les clients ont des questions», a dit pour sa part le gérant de section d'une épicerie IGA.
- Avec Le Journal de Québec et Sun Media