Anjou écope.
De faibles vents, des nuages gorgés de pluie, une atmosphère lourde d'humidité : toutes les conditions étaient réunies pour que se produise la crue éclair qui a déferlé hier sur Montréal.
"C'est ce qu'on appelle en anglais un flash flood, explique Martin Bélanger, de MétéoMédia. Les masses nuageuses se sont déplacées très lentement, donc le gros de l'eau est tombé dans le même secteur, au-dessus d'Anjou.
«Les bandes d'averses ont fait du simili sur place, ce qui a causé les rapides accumulations», poursuit le météorologue.
La ville inondée
Il serait tombé de 30 à 50 mm de pluie en une heure seulement, selon Météo- Média. Si une telle quantité d'eau est facilement absorbée en terrain gazonné, il en est tout autrement en ville.
«Sur l'asphalte, ça ruisselle très rapidement, souligne Martin Bélanger. Les précipitations ne rentrent pas dans le sol et bien vite, les égouts ne suffisent pas à la tâche.»
Juillet 1987
Cette crue subite n'est pas sans rappeler le déluge qui s'était abattu à Montréal en juillet 1987.
Ce jour-là, pas moins de 100 mm d'eau s'étaient retrouvés au sol près du parc LaFontaine. Pendant ce temps, l'autoroute Décarie était devenue un véritable canal. Les dommages avaient été évalués à plus de 40 millions de dollars.
«Le patron météo est similaire [à ce qui s'est produit en 1987]. Dans les deux cas, la cellule d'averse s'est déplacée très lentement», dit Martin Bélanger.
Selon Environnement Canada, la région du Témiscouata, dans le Bas-Saint-Laurent, a reçu près de 100 mm de pluie en une heure hier après-midi.