un ours abattu

Publié le par Cyril

Cette semaine, à Chicoutimi, un ours s’est introduit dans la ville. L’animal n’avait attaqué ni blessé personne. Pourtant, il a été abattu parce qu’il a été considéré comme potentiellement dangereux. Traqué et poursuivi comme une bête redoutable et menaçante, n’importe quel être vivant aurait tenté de fuir pour survivre, il y a de quoi paniquer. Lorsque les scientifiques veulent étudier un animal, ils utilisent, en pleine forêt, un tranquillisant pour l’endormir , y compris pour l’ours …Pourquoi pas en ville ? Dans le cas qui nous préoccupe, l’ours s’était rA 9fugié dans un milieu urbain où il ne pouvait plus se défendre, la seule chose qu’on a pu trouvé c’est de l’abattre sur le champs, prétextant qu’il constituait un danger pour la population. Au moment de l’abattre,  il était blessé et coincé, que pouvait-il donc faire de si épouvantable ? Ne pouvait-on pas l’endormir et le retourner dans son milieu naturel ? Il semble plus facile aux agents de la faune et aux policiers de tuer un animal plutôt que de chercher d’autres solutions qui permettraient d’appliquer concrètement les règles de conservation et de protection de la biodiversité. Nous avons une curieuse manière de conserver et de protéger la faune. Un jour, ce sera seulement dans des zoos que nous pourrons voir les animaux de nos forêts car à bien y penser toutes les bêtes dites « sauvages » sont dangereuses et menaçantes pour nous. 
 
Richard Chartier, M.Sc.
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Publié dans Qui Qui dit Richard

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