Le ministre a t'il de la place chez lui ?

Publié le par Cyril

Johanne Proulx, une mère de 53 ans, devra quitter la résidence pour étudiants de l'UQAM aujourd'hui où elle est logée depuis le 30 juin. En fauteuil roulant, atteinte de sclérose en plaques, elle ne trouve pas un logement adapté à sa condition. 

«Je suis en transit. Le logement a été loué et je dois le quitter le 12 juillet. Si je ne trouve pas un appartement adapté, je serai encore en transit je ne sais où», dit Johanne Proulx presque en état de panique.

 

«Je tombe de haut. Il y a quelques jours à peine, j'habitais encore ma grande maison de la Petite Patrie», lance-t-elle.

 

Johanne Proulx réalise péniblement qu'à Montréal, il manque de logements adaptés.

 

«Il n'y en a pas assez», admet Marie-Claude Roussaint, porte-parole du Centre Lucie- Bruneau, qui depuis six mois tente de trouver un logement à Johanne Proulx.

 

L'Office municipal d'habitation de Montréal (OMHM) n'a rien à offrir non plus.

 

Johanne Proulx était enseignante en éducation physique. Elle vivait avec sa maladie depuis de nombreuses années, mais depuis 1995 ses jambes ne fonctionnent plus.

 

Son divorce a bousculé sa vie. Le triplex du couple a été mis en vente et elle a été contrainte de le quitter récemment.

 

Sa voix est éraillée par le stress. Le logement de la résidence de l'UQAM n'est pas climatisé et l'humidité la fait souffrir. L'enfer pour une personne dans cet état de santé.

Mère et fille

 

Sa fille Roxanne, 18 ans, est bouleversée. «J'ai perdu ma chambre à coucher. Je vis dans le centre-ville dans un milieu loin de la quiétude résidentielle de la Petite-Patrie», dit-elle.

 

"Je ne vois pas comment je vais pouvoir aller à l'école dans un contexte pareil. Je ne pourrai jamais me concentrer.

 

«Maman est une bonne personne. Elle mérite mieux que ça», tranche-t-elle, tout en l'embrassant.

 

"Je prends du poids, je suis obligée de réchauffer au micro-ondes des mets congelés. Je ne peux même pas me préparer un repas sur une cuisinière.

 

«La seule chose que je veux est de retrouver une vie décente pour moi et surtout pour ma fille», laisse tomber Johanne Proulx.

 

OMHM n'a pas voulu commenter la situation du logement adapté à Montréal.

 

 


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article