Un camping sauvage.
1000 ieme Article
Un camping de l'Estrie devra payer 2000 $ en dédommagement à un client pour avoir refusé de rembourser sa location de terrain, même si l'homme n'a pu en profiter puisqu'il a été diagnostiqué du cancer au début de ses vacances.
Les mois de détente et de plein air que croyait s'offrir Gary Milette l'année passée au Camping du lac Massawippi ont tourné au vinaigre quand l'homme a appris qu'il souffrait du cancer du poumon.
Or, en août 2006, il avait déjà déboursé 2073 $ pour réserver un lot l'été suivant. Mais ce n'est qu'en juin 2007 que la triste nouvelle lui a été communiquée.
Sachant qu'il devrait passer la saison estivale en traitement, le résidant de Beloeil a tenté de négocier un remboursement partiel ou le droit de sous-louer cet emplacement, en vain.
Désespoir de cause
En désespoir de cause, le patient et sa conjointe se sont tournés vers la Cour des petites créances. Le tribunal vient de leur donner raison.
«La réponse de Massawippi est un non catégorique [...] Ce refus [...] est injustifié et contrevient aux obligations que la loi impose [au camping]», écrit la juge Danielle Côté.
Devant la magistrate, la direction du camping a plaidé qu'elle ne rembourse jamais en cas d'annulation, «peu importe les raisons invoquées».
Grave maladie
Gary Milette souffrait pourtant d'une grave maladie qui le contraint encore aujourd'hui à son lit.
Joint à son domicile hier, il a d'ailleurs confié que toute cette affaire l'avait beaucoup affecté. La propriétaire du camping du lac Massawippi, Thérèse Bernier, n'a pas retourné nos nombreux appels.
«Elle est occupée», nous a dit à maintes reprises sa réceptionniste.