Les gais représentent un marché de 20 G$
Les homosexuels du Québec ont un pouvoir d’achat de 20 milliards de dollars mais demeurent mal représentés dans les médias, conclut une étude de la Chambre de commerce internationale gaie et lesbienne.
« Les commandites de festivals, ce n’est plus assez. Je rêve du jour où l’on verra dans les grands médias un couple de gais normaux représenté dans une publicité », lance Pascal Lépine, secrétaire général de l’organisme dont le siège social est à Montréal, en dévoilant les résultats de l’étude hier.
Pour évaluer le pouvoir d’achat des membres de la communauté gaie, la Chambre de commerce a commandé à BC3 Stratégies une étude portant sur ses 13 pays membres.
Comme échantillonnage, la firme a évalué la part de la population gaie et lesbienne à 6 % de la population totale.
Au Québec, cela signifie près de 450 000 personnes ayant un revenu moyen de 45 000 $ par an.
« C’est une communauté bien plus grosse que les autres communautés culturelles », fait remarquer l’auteur de l’analyse, Laurence Bernstein.
Négligés
Or, soutient Pascal Lépine, les publicités qui mettent en scène des couples du même sexe sont actuellement uniquement réservées aux médias spécialisés de la communauté gaie.
« On est comme tout le monde, on est dans la société mais on ne le voit pas en termes de publicité. C’est aberrant », déplore-t-il.
M. Lépine espère que la divulgation du pouvoir d’achat de 20 G$ des gais et lesbiennes permettra de corriger le tir.
« En sortant les chiffres, on tient pour acquis que les entreprises vont en prendre note. Ce qu’on dit, c’est que notre segment est sous-exploité », conclut-il.