Il faut que ça change
«Chez nous, il faut se présenter dans les cliniques d'urgence à 6h30 le matin, mais si le bébé fait 104 degrés de fièvre en après-midi, il n'y a plus moyen d'avoir accès à un médecin de famille», s'indigne Jean-François Therrien, député adéquiste de Terrebonne.
«C'est le plus grand fléau des services de santé en Montérégie. Quand je vois les gens en file indienne devant les cliniques le matin, ça me brise le coeur», ajoute Richard Berlini, député adéquiste de Chambly.
Le maire de Terrebonne, Jean- Marc Robitaille, espère que le ministre de la Santé per mettra l'ouverture de nouvelles cliniques dans Lanaudière.
«Notre problème, c'est que nous ne sommes ni Montréal, ni une région- ressource disposant d'incitatifs pour convaincre des médecins de s'établir ici. Alors, pour recruter, c'est le pire des deux mondes», explique M. Robitaille.
Manque de leadership
Du côté du Parti québécois, le porte-parole en matière de santé déplore le manque de leadership du ministre Philippe Couillard pour attirer les jeunes à la pratique de la médecine familiale.
«Il faut plus de médecins de famille en Montérégie et dans la couronne nord, où il y a une forte croissance démographique», dit Ber nard Drainville, député de Marie-Victorin.
«M. Couillard avait promis 1500 médecins de plus, mais en fait, on n'arrivera pas à combler les départs à la retraite», dénonce aussi Éric Caire, porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé.
Patients exaspérés
L'engorgement des cliniques sans rendez-vous de la région de Montréal décourage les patients qui n'arrivent pas à se faire soigner.
«Il faudrait que ça change, ce n'est pas drôle quand on est malade», dénonce Sophie Paquette, rencontrée par le Journal dans une salle d'attente après avoir fait une demi- heure de route et cinq cliniques avant d'obtenir un rendez-vous.
«On a de la misère à voir un médecin. Ils nous disent d'aller à l'hôpital et il y a de huit à 12 heures d'attente», déplore aussi Louise Cloutier, résidante de la Rive-Sud