loin de faire l’unanimité

Publié le par Cyril

Les Carnavaleux étaient nombreux le long du boulevard Louis XIV à Charlesbourg, point de départ du premier défilé de l’événement. Abominable chenille des neiges, tortue, marionnettes géantes, acrobates et bien sûr Bonhomme Carnaval en ont mis plein la vue à certains, tandis que d’autres sont restés en appétit.

Le défilé a débuté avec une vingtaine de minutes de retard, ce qui n’a pas empêché les carnavaleux d’être enthousiasmés au passage du premier char allégorique. France Leblanc, qui assiste au défilé annuel depuis sa jeunesse, souligne toutefois que cette année, l’attente avant que le cortège s’ébranle semblait plus longue qu’à l’habitude.



« C’était long comparativement aux autres années. Je ne sais pas si c’est une impression que je me fais. Cette année, par contre, la température est merveilleuse », a renchéri celle qui est venue avec sa sœur Nathalie, de Terrebonne, et des amis. Elle a toutefois fait la remarque que les gens, bien que nombreux, étaient beaucoup plus tranquilles. « C’est plus tranquille que dans mon jeune temps!», a-t-elle mentionné en riant.

Commentaires partagés

Les avis sont partagés au sujet du défilé. Certains l’ont visiblement beaucoup apprécié et y ont retrouvé une féerie particulière. C’est le cas de Julie Boudreau et de Lise Vienneau. « C’est vraiment un superbe défilé. C’est extraordinaire! », ont-elles souligné au passage d’une multitude de ballons attachés de façon à former le nombre 400, rappelant évidemment le 400e anniversaire de Québec.

« Ce fut long avant que ça commence. En plus, ils ont arrêté à un moment donné. Ils ont misé sur l’esthétisme des chars allégoriques, mais pas sur l’animation », a pour sa part mentionné Kathleen Auger, de Québec.

« Je trouve les chars allégoriques très beaux, parce qu’ils ne sont plus tirés par des camions. Ça donne un plus beau cachet. Je ne pense pas que la chenille des neiges et la tortue aient pu faire peur aux enfants. Pour un enfant, c’est un défi de ne pas avoir peur », a affirmé Nathalie Leblanc.

« Les gens étaient enthousiastes, mais je trouve que ça crie moins que l’année passée. Mais je vais revenir l’an prochain. On l’a attendue trop longtemps (la parade), mais ça valait la peine! », a-t-elle conclu.

Suzanna Andia, à Québec depuis 10 ans, avait convaincu des amis montréalais de l’accompagner à la parade en insistant sur les nouveautés promises pour cette année.

« Les organisateurs en ont tellement parlé que je me suis dit que ça valait certainement la peine d’y aller, mais j’attends encore. Jusqu’à maintenant, je ne suis pas très impressionnée », a-t-elle mentionné à mi-défilé, affirmant toutefois qu’elle ne s’expliquait pas la présence des « cocos géants » du défilé.

Sa fille, Audré-Anne Desjardins, 10 ans, a surtout aimé les marionnettes géantes. « Ça fait différent de l’année dernière », a-t-elle commenté.

Claudette Gaudreault a fait savoir que ce qu’elle avait vu du défilé était vraiment très beau, mais qu’elle était restée un peu sur son appétit. « C’était court un peu », a-t-elle commenté, ajoutant que c’était toutefois une bonne chose que les noms des commanditaires n’apparaissent pas sur les chars.

Majorettes absentes

« Ce n’est pas comme avant. Moi, les corps de majorettes, je trouvais que ça mettait beaucoup d’ambiance. On les entendait venir de loin! Cette année, c’est spécial.

Certains chars allégoriques peuvent peut-être faire peur aux enfants, comme l’abominable chenille des neiges et la tortue », a mentionné France Leblanc, soulignant toutefois que la foule était cette année très compacte pour ce premier défilé. « C’est l’fun, parce que j’ai déjà vu des foules beaucoup plus clairsemées », souligne-t-elle.

Julie-Pier Gaudreault, de Québec, a quant à elle apprécié l’ensemble du défilé, mais a elle aussi souligné l’absence de corps de clairons et de trompettes, ainsi que celle des majorettes.

« J’aime mieux les corps de clairons que la musique techno», affirmait-elle. C’est aussi l’avis de Jean Lachance, de Québec, qui a soutenu que les corps de clairons et de trompettes constituaient «un classique. « C’est différent» a-t-il commenté au sujet de l’ensemble du défilé.

Denis Fortin, venu de Sherbrooke pour assister à la parade, s’est toutefois dit fort déçu : « J’ai été vraiment déçu. Il n’y avait pas de thème. Ça faisait quinze ans que je n’avais pas assisté à la parade » a-t-il commenté, ajoutant aussi qu’il manquait de toilettes. « Nous avons des événements populaires de plus petite envergure à Sherbrooke, mais au moins, il y a des toilettes!», a-t-il conclu.

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