Un amour inconditionnel

Publié le par Cyril

Deux tourtereaux de 75 et 82 ans sont décédés à quelques heures d'intervalle à Joliette, plongeant dans le deuil des familles qui voient dans ces morts rapprochées la preuve d'un amour inconditionnel entre les deux époux.

 

«Des complices comme ça, on a rarement vu ça, ils ne pouvaient réellement pas vivre l'un sans l'autre.»

 

C'est en ces mots chargés d'émotion que Lucie Lafortune a parlé du décès de sa mère et de son beau-père, hier au Complexe funéraire Fortin à L'Épiphanie.

 

Le 29 décembre, vers 6 h du matin, Mariette Blanchard a été retrouvée sans vie dans la résidence La Volière, où elle séjournait.

 

La dame de 82 ans demeurait dans ce centre pour personnes âgées de Joliette avec son mari et ultime compagnon de vie, Charles Beaulieu.

 

Cancer généralisé

 

Atteint d'un cancer généralisé, l'homme de 75 ans ne se trouvait pas aux côtés de sa femme ce jour-là puisqu'il devait passer quelque temps à l'hôpital de Joliette pour subir des traitements.

 

Sa fidèle conjointe avait l'habitude de le visiter quotidiennement. Sauf le 29 décembre. À quelques reprises, M. Beaulieu a demandé, alité dans sa chambre, où se trouvait «sa Marie».

 

Incapable de se résoudre à lui annoncer la tragique nouvelle, sa fille Carole, qui le veillait, lui a répondu que sa douce ne tarderait pas.

 

Vers 1 h du matin, l'homme requiert à nouveau la présence de celle qu'il aime. Tristement, sa fille lui apprend son décès.

 

«Il a ouvert les yeux, surpris, puis il les a fermés doucement pour de bon, confie sa belle-fille Lucie. Il attendait après elle pour partir. Pour lui, leur relation était beaucoup plus qu'un mariage.»

 

Six enfants endeuillés

 

Mariette Blanchard et Charles Beaulieu laissent dans le deuil six enfants. Pour eux, le départ rapide des deux époux passionnés atténue la douleur de la mort.

 

«C'est un choc, mais c'est réconfortant de penser qu'ils sont partis ensemble, souffle Mme Lafortune. Elle lui a sans doute dit je m'en viens te chercher, tu es prêt.»

 

D'autres parents ont affirmé que jamais les amoureux n'auraient supporté d'être séparés l'un de l'autre.

 

«Ils étaient tous deux leur raison de vivre, c'est quelque chose qu'on ne voit pratiquement jamais», a dit Huguette Asselin, proche des défunts

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