GREGORY CHARLES À PARIS
Ça, c'est dans le meilleur des mondes. Pour y arriver, Gregory Charles doit séduire les producteurs français qui seront dans la salle du Bobino ce soir.
Une salle mythique, qui a vu défiler les grands de la chanson française.
Près de 300 personnes sont invitées par Universal France, la compagnie de disques qui gère sa carrière outre-atlantique.
Coût total de l'aventure parisienne? Près de un demi-million de dollars. Une opération gros sous, dont on connaîtra les répercussions dans les prochaines semaines.
Universal souhaite lancer le dernier disque de Gregory Charles, Loin de la lumière, ce printemps. Une sortie qui serait suivie d'une tournée des salles parisiennes.
Le principal intéressé se sent-il à l'aube d'une carrière internationale?
«Je me sens comme si on n'avait rien ménagé pour y arriver. C'est peut-être le seul moment dans ma vie où j'ai les ressources pour essayer ça», dit Gregory, bien assis à la terrasse d'un bistro parisien typique.
C'est dimanche et les mamies déambulent avec leurs caddies en se demandant qui est cette vedette qu'elles ne connaissent pas encore.
Ici Gregory est encore un illustre inconnu. La campagne de promotion n'est pas encore commencée.
Gregory interrompt soudainement l'entretien et salue un homme qui passe. C'est nul autre que Bruno Pelletier, tuque bien enfoncée, qui passe en coup de vent. Il est en promo pour Dracula.
Pelletier et Marois
Les Québécois sont magnétiques, ils finissent toujours par se croiser, même dans cette ville de 105 km2.Pelletier et Charles se sont même retrouvés dans le même avion que Pauline Marois vendredi soir. Dumas et Charlebois sont aussi en ville.
Pour revenir au plan de carrière, après une tentative ratée de percer le marché anglophone en 2005-2006, pourquoi cette fois serait-elle la bonne?
«La différence, c'est qu'on a une stratégie de suite. Pour New York, on n'était pas prêts, avoue-t-il humblement.
«Cette fois j'ai mieux préparé mon affaire. J'ai du temps dans les prochains mois, on sait aussi qu'il y a quelques salles disponibles.»
Gregory vise le Casino de Paris et pourquoi pas l'Olympia dans ses rêves les plus fous.
C'est avec toute la confiance du monde qu'il se présentera sur scène ce soir, en n'ayant aucune idée des chansons qu'il compte présenter.
«Je décide sur place, je sais que c'est fou, mais je décide au feeling», dit-il.
Reste qu'il est bien conscient que Paris est parfois une ville insaisissable et capricieuse.
«Il faut que tu la caresses pour qu'elle t'accepte, et moi, ce soir, je veux faire le spectacle de ma vie», conclut-il.