Éric Lapointe a manqué de carburant

Publié le par Cyril

les rotules, hier, au Festiblues de Montréal, au parc Ahuntsic. C'est la voix éteinte qu'il a livré son rappel, tenant à remercier un public qui ne l'a jamais laissé tomber.

 

«Je vais avoir besoin d'énergie», a lancé le rockeur à la foule avant d'entamer Un beau grand slow, l'ultime chanson d'un spectacle qui a duré un peu plus d'une heure vingt minutes.

Peine et misère

Livrant de peine et de misère cette balade, Éric Lapointe a demandé l'aide de ses spectateurs à quelques reprises. Depuis quelques chansons déjà, le chanteur se débattait comme un diable dans l'eau bénite pour rendre son matériel. En coulisses, il avait même besoin d'une canne pour se traîner.

Le spectacle avait commencé sur une bien mauvaise note, alors que la technique a flanché pendant Priez, la toute première chanson.

Suffisant

Même sans ses puissants haut-parleurs, Éric Lapointe a poursuivi. Le problème a été réglé juste à temps pour les dernières notes. Mais peut-être que ces quelques dizaines de secondes auront suffià l'époumoner.

Le rockeur a toutefois su garder son calme, cette fois. Rappelons que le 31 juillet, pendant un hommage à Marjo, dans le cadre des FrancoFolies, Éric Lapointe «a pété un plomb», selon la description qu'en a fait son gérant.

Victime d'une panne de télé-souffleur, il avait quitté la scène sans préavis, piquant une sainte colère et lançant même son micro en coulisses.

Son public ne lui en a visiblement pas tenu rigueur. D'autant qu'hier, Éric Lapointe lui a tout de même offert quelques beaux moments.

Le dur a attendri tout le monde en disant qu'il ne faisait peut-être pas beaucoup dans le blues, mais qu'il avait écrit des chansons du fond du coeur.

Message mal entendu

Après Reste là, il a affirmé avoir écrit quelques chansons du genre, «mais ça l'air que le message n'a pas passé». Il faisait évidemment référence à sa femme, qui l'a quitté récemment.

Il a poursuivi avec Attends: «J'ai tout c'que j'veux mais au fond j'ai rien/si té pus là quand je r'viens/sans toé chu rien!»

La noirceur enfin tombée (le spectacle a commencé peu avant 20 h), l'émotion a laissé place à la musique.

Bélanger

Dans Le Screw, Guy Bélanger et son harmonica ont bien failli se sauver avec le show. Éric Lapointe s'est même incliné pour l'aduler.

Puis le rockeur a enchaîné avec Terre Promise, que le public a chanté en choeur tout en frappant des mains. Les choses ont ensuite commencé à se gâcher.

Nul doute, Éric Lapointe possède un public fidèle. Et c'est l'amour du public qui lui a permis de terminer son spectacle hier soir, car sa voix, elle, l'avait abandonné.

 
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