Que les uniformes restent à l'hôpital

Publié le par Cyril

Pour garder les uniformes dans les hôpitaux, il faudrait peut être que la direction paye les uniformes et les lavent !!!!

Malgré les risques d'infections bactériennes, Québec n'a pas l'intention d'emboîter le pas à l'Ordre des infirmières et des infirmiers en interdisant à ses membres de sortir des hôpitaux avec leur uniforme.

 

Ces derniers jours, Le Journal de Montréal a surpris un préposé aux bénéficiaires marchant dans la rue avec un masque dans le cou. Il avait oublié d'en disposer à l'hôpital...

 

Que penser de l'infirmière qui, après avoir soigné plusieurs patients, quitte l'hôpital avec sa tenue de travail et va directement chercher son enfant à la garderie? Ou se rend à la boucherie ? Ou dans le métro? Ou au restaurant?

 

Des situations usuelles et fréquentes, puisque le port de l'uniforme n'est pas réglementé au Québec.

 

En France, pourtant, les choses sont bien différentes. Il est strictement interdit de quitter l'établissement de santé avec sa tenue de travail. Même pour aller à la cafétéria, le personnel doit revêtir ses habits de ville.

 

La raison: éviter le risque de transmission croisée de micro-organismes responsables d'infections nosocomiales.

 

La C. difficile

 

En septembre 2006, craignant entre autres l'infection de Clostridium difficile dans les hôpitaux ou des épidémies d'influenza, l'OIIQ a demandé aux établissements de santé de mettre en place une politique vestimentaire.

 

La première recommandation dans un document alors rendu public se lit clairement comme suit:

 

«L'uniforme doit être porté seulement durant les heures de travail pour des raisons d'hygiène et dans le but de prévenir la propagation éventuelle de bactéries tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'établissement.»

 

En entrevue, la microbiologiste Geneviève Marchand, qui a été consultante de l'OIIQ à ce sujet, affirme que «le problème, c'est ce qui sort de l'hôpital, moins ce qui y entre».

 

S'appuyant sur plusieurs recherches scientifiques, elle se dit inquiète de savoir que des bactéries pathogènes transmissibles à l'être humain peuvent se retrouver dans une épicerie ou dans une garderie.

 

Le ministère

 

«Le vêtement n'est pas un vecteur de bactéries», dit une porte-parole du ministre de la Santé, Geneviève Villemure- Denis.

 

Elle a toutefois été incapable de citer une étude prouvant son affirmation.

 

«Le code vestimentaire appartient aux établissements de santé. On n'interviendra pas», a-t-elle ajouté.

 

«On véhicule le message santé, le lavage des mains et le port du masque», a-t-elle fait savoir.

 

 

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