Une grosse augmentation à Saint-Donat
Le maire Richard Bénard de Saint-Donat veut se payer une hausse de salaire de 50% en juillet, ce qui est rarissime dans le monde municipal.
Son salaire passera de 31603 $ à 48000 $ si le conseil municipal donne le feu vert à un avis de motion déposé récemment. Les conseillers eux-mêmes verront leur salaire passer de 5698 $ à 8000 $, mais ces derniers ne sont pas des administrateurs municipaux à temps plein.
Ce qui n'est pas le cas du maire qui soutient que c'est à la demande de ses collègues du conseil qu'il a décidé de travailler à temps plein à l'hôtel de ville.
Ça fait jaser
Ces déclarations font beaucoup jaser à Saint-Donat, mais le maire a déclaré au Journal que «la loi lui permettrait un salaire de 87 000 $ s'il l'appliquait mot à mot».
Il précise en outre qu'il est en «congé sans solde» du Centre jeunesse, son employeur, où son salaire était comparable à ce qu'il veut se verser à l'hôtel de ville.
Cette augmentation de salaire fera du maire Bénard le mieux payé de la région en tenant compte d'une population résidante de 3600 personnes.
Nombreux dossiers
Le maire de Rawdon reçoit un salaire de 30 000 $ pour une population de 9300 habitants. À Chertsey, où la population est de 4600 habitants, le maire est payé 20 000 $. Mais M. Bénard estime que Saint- Donat exige davantage de suivi dans de nombreux dossiers et par conséquent beaucoup plus de travail. «Je ne compte pas mes heures. C'est pas loin de 12 heures par jour minimum.»
Au salaire de 48000 $ du maire de Saint-Donat, il faut ajouter une allocation de dépenses de 11 200 $ non taxable comme le permet la loi à tous les maires. C'est quand même une bonne somme puisque la même allocation pour le maire Gérald Tremblay à Montréal est de 13700 $.
M. Bénard soutient qu'il ne peut envisager travailler à temps plein comme maire sans un salaire décent. «Je crois que je n'abuse pas de la loi, mais je sais que cette question de salaire fait toujours sursauter les gens», a conclu le maire.
André Beauvais
Le Journal de Montréal