Les refuges de la SPCA bondés
«Les déménagements, c'est toujours la période de l'année la plus occupée pour la SPCA. Mais cette année, c'est beaucoup plus tôt que prévu. On est déjà à pleine capacité», lance d'entrée de jeu Pierre Barnoti, directeur général de l'organisme.
Depuis une semaine, entre 50 et 60 bêtes arrivent chaque jour au refuge de Montréal, comparativement à une vingtaine en temps normal.
«Le problème est particulièrement dramatique pour les chats. Nous sommes obligés de les mettre dans des cages de transport dans les corridors», ajoute-t-il.
Pour abriter les dizaines d'animaux qui sont abandonnés à leurs portes, l'organisme doit louer d'urgence des roulottes.
«On va tout faire afin d'éviter d'euthanasier des animaux en santé», dit M. Barnoti.
Animaux interdits
La majorité des propriétaires qui déposent leur bête à la SPCA ces jours-ci ont un point en commun.
«Ils nous disent qu'ils auraient bien voulu garder leur animal mais que leur nouveau bail mentionne que les animaux sont interdits», dit M. Barnoti.
«Les gens ont de plus en plus de difficulté à se reloger avec un animal. C'est une grosse discrimination», ajoute-t-il.
Au Québec, la loi permet en effet aux propriétaires d'inscrire au bail une clause interdisant les animaux de compagnie.
«C'est une clause valide et valable qui peut mener à la résiliation du bail si elle n'est pas respectée», dit Jean-Pierre Le Blanc, porte-parole à la Régie du logement.
La SPCA place chaque année plus de 16 000 animaux chez des adoptants ou dans des foyers d'accueil.
Marilou Séguin
Le Journal de Montréal