Ça roule enfin à Laval
Initialement annoncé au coût de 179 millions en 1998, le prolongement du métro à Laval aura coûté 745 M$ au total.
Mais pour les usagers qui ont profité de la première journée de service aux trois stations lavalloises hier, seule comptait la joie de pouvoir filer en métro jusqu'à la métropole. Gratuitement, en plus, puisque la STM offrait le voyage sans frais.
Arrivés à la station Henri-Bourassa, à Montréal, plusieurs ont immédiatement repris le métro en sens inverse pour revenir chez eux, comblés.
Le Québec avance
«Ça arrive tous les 20 ans une ouverture comme ça! s'exclame Steven-Randy Forget, 23 ans, en regardant partout autour de lui. Ça me fait bien plaisir. Enfin, le Québec avance dans quelque chose !»
«On a deux voitures et on va les garder car on travaille à Laval. Mais on voulait être là aujourd'hui parce que c'est un grand événement qui arrive juste une fois», affirme Pierre-Louis Pelchat, qui s'était levé au beau milieu de la nuit avec sa conjointe Geneviève Beaulieu pour profiter du premier voyage.
Passionnés
Dans la première rame à effectuer le trajet, un groupe de passionnés du métro agitaient leurs appareils photo dans tous les sens, histoire de conserver un maximum de souvenirs de cette journée.
«On fait partie du site Metromontreal.com, explique Ghislain Laframboise. Les métrophiles francophones se rencontrent là. Personnellement, ma station préférée, c'est de la Concorde, dit-il, parce qu'il y a des éléments architecturaux vraiment innovateurs.»
Un apparent dégagement de fumée à la station Cartier a forcé l'interruption du service pendant 20 minutes en après-midi mais les pompiers accourus sur place ont vite rassuré tout le monde. Aucun problème majeur n'a été repéré et le service a repris normalement.
Dès l'ouverture des portes à 5 h 15, une trentaine d'impatients se sont engouffrés dans les couloirs tout neufs. Des cris de joie ont retenti au départ de la station Montmorency, puis au passage des stations de la Concorde et Cartier. Vincent Larouche
Le Journal de Montréal