Inquiétude pour les infirmières enceintes..

Publié le par Cyril

Plusieurs infirmières enceintes sont inquiètes face à la pandémie de grippe A (H1N1). Alors qu'on prévoit des retraits préventifs dans certaines commissions scolaires, plusieurs infirmières sont contraintes de travailler jusqu'à la fin de leur grossesse.

 



Selon ce qu'a appris le Journal, plusieurs ont déjà fait des demandes de retrait préventif, alors que d'autres ont carrément pris un congé d'un an sans solde.

«Il manque d'infirmières, alors on refuse de nous laisser partir. Faut-il qu'on attende qu'il arrive une bad luck à une infirmière enceinte?», se demande Emmanuelle Charest, qui en est à son sixième mois de grossesse et qui devra travailler jusqu'à la date prévue de l'accouchement.

L'inquiétude a monté d'un cran de-puis la diffusion d'informations montrant que les femmes enceintes présentent des risques plus élevés face à la grippe. Deux femmes enceintes sont d'ailleurs mortes dans les dernières semaines au Québec.

 

Dangereux de tomber enceinte

 

Confrontées quotidiennement à des gens malades, elles sont particulièrement craintives.

 

«Je travaille à l'étage de la maternité et on en a eu des cas (de grippe). En même temps, je n'ai pas les moyens de ne pas travailler», pour-suit Emmanuelle Charest, qui exerce à l'Hôpital Charles-Lemoyne.

 

Elle n'est pas la seule à s'inquiéter. «On essayait que je tombe enceinte, mais là, on a décidé d'arrêter. C'est trop risqué», dit une infirmière de 24 ans qui veut conserver l'anonymat.

 

Une de ses collègues de travail enceinte a carrément décidé de prendre un congé d'un an sans solde. «Malheureusement, ce n'est pas tout le monde qui peut faire ça, mais je pourrais aussi l'envisager», dit-elle.

 

Deux poids, deux mesures?

 

Les infirmières s'expliquent difficilement que certains professeurs auront droit à des retraits préventifs et pas eux. «Je ne comprends pas la logique. C'est dangereux pour un professeur qui a des élèves en classe et pas pour les infirmières?», demande Emmanuelle Charest.

 

La principale crainte des infirmières enceintes est de voir une progression fulgurante du nombre de cas à l'automne. «Je dois accoucher en décembre. Imaginez quand le froid va revenir en octobre et novembre!», conclut Emmanuelle Charest.

 

 

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