Foresti, mère sans complexes

Publié le par Cyril

Elle avait déjà pour elle cette gouaille irrésistible, idéale pour brocarder les rapports hommes-femmes. La verve intacte deux ans après sa dernière scène et sa grossesse, Florence Foresti crée aujourd’hui un précédent avec « Motherfucker », son nouveau one-woman-show, dans lequel elle brise les tabous de la maternité.

Dans le public qui l’applaudissait à tout rompre jeudi soir à l’Arcadium d’Annecy pour l’une des dernières dates en province, avant le Palace cet automne à Paris*, une phrase revenait sans cesse sur les lèvres des spectatrices hilares : « Et c’est vrai, en plus ! »

100 % autobiographique

Oui, c’est drôle et c’est vrai. Que les parents périssent d’ennui au square (« le Cimetière de notre jeunesse »), qu’ils en ont marre d’imiter les animaux de ferme (« On devrait leur apprendre les bruits modernes, les Bouge ta caisse, enc… ») et que les lendemains de cuite sont encore plus délicats avec un enfant (« Ma chérie, la dame que tu as vue rentrer dans un état déplorable avec son soutien-gorge sur la tête, ce n’était pas Maman, c’était… Tata Kronenbourg, sa jumelle maléfique. Tu sais, celle qui ne t’entend pas pleurer la nuit et qui te laisse tomber de ta poussette sur le béton. »). Avec Florence Foresti, le mauvais esprit ne remplace pas la béatitude maternelle, il cohabite avec. Comme chez celle qui revendique un spectacle 100 % autobiographique… et rapatrie sa petite Tonie, 2 ans, auprès d’elle en tournée, les soirs où le manque est trop fort. « Mais j’arrive tout à fait à reprendre un rythme de bohème quand elle n’est pas là. Traîner au lit, ne rien foutre jusqu’à 11 heures… Ça ne s’oublie pas. »

* « The Motherfucker Tour » de Florence Foresti s’est achevé hier soir à Lyon. Elle sera, du 29 septembre au 9 janvier, au Palace, Paris (IXe). Places de 35 à 52 €. Location au 01.40.20.60.00.
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