Britney n’a pas fait le plein

Publié le par Cyril

Etait-ce le concert de trop ? Sans doute. En tout cas, Britney Spears était loin de remplir Bercy à ras bord hier soir, pour le premier de ses trois shows parisiens. Une date ajoutée après deux concerts initiaux aujourd’hui et demain, vite complets, et sans doute peu favorable un jour de départ en vacances et de barnum techno au Stade de France. Les producteurs annonçaient tout de même près de 11 000 personnes mais des rideaux noirs cachaient des gradins supérieurs désespérément vides.  

Qu’importe. Les spectateurs présents en ont eu pour leur argent en découvrant le grand cirque Britney. Soit un concert qui n’en était pas un, mais plutôt un spectacle mêlant vidéos, danseurs acrobates et tout de même musique.

Une artiste présente sans être là

On ne pouvait que s’incliner devant l’impressionnante superproduction, rarement vue en pareil lieu, ses trois scènes au centre de la salle, son immense écran circulaire, ses plateaux mouvants, ses vertigineux voltigeurs ouvrant le show pendant « Circus », ses multiples tableaux s’enchaînant à toute vitesse, portés par une impressionnante scénographie : Britney descendue du plafond dans un cerceau d’argent, Britney en cage pendant « Piece of Me », Britney découpée en morceaux par un magicien sur « Hot as Ice », Britney danseuse du ventre orientale le temps de « Me Against the Music ».
Mais tout cela ressemblait avant tout à la démonstration de force d’une artiste présente sans être là, totalement en play-back, pièce maîtresse d’une gigantesque machinerie désincarnée, concentrée sur ses chorégraphies millimétrées, sans jamais tendre la main au public. A peine Bercy a-t-il eu droit à un « Bonsoir Paris, comment allez-vous », avant « Everytime », peut-être vaguement chanté en direct. Après une deuxième partie de show sans relief, restait heureusement une poignée de tubes en fin de show, un « Slave 4 U » décevant, un « Toxic » décoiffant, un « Baby One More Time » réjouissant et un « Womanizer » martial, pour une Britney déguisée en fliquette. A regarder plus qu’à écouter, une bière dans une main, du pop-corn dans l’autre. Comme au cirque, finalement.

 

Publié dans Musique

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