Le "Monsieur sécurité" limogé après l'affaire Clavier.

Publié le par Cyril

Le coordinateur des forces de sécurité en Corse, Dominique Rosi a bien été démis lundi soir de ses fonctions par le ministère de l'Intérieur. Il a été muté à l'IGPN (la police des polices), a-t-on appris mardi au ministère de l'Intérieur où on a également confirmé le lien de la sanction avec l'occupation de la villa de l'acteur Christian Clavier par des nationalistes.

"Envahissement de propriété privée"
 
Cette sanction qui a été annoncée à M. Rossi par un appel téléphonique du ministère de l'Intérieur, fait suite à sa gestion d'un incident survenu samedi lorsqu'une cinquantaine de militants indépendantistes corses ont occupé pendant une heure le jardin de la villa de l'acteur  à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud). Les militants nationalistes entendaient ainsi protester "symboliquement et pacifiquement" contre la "spoliation foncière" des Corses sur l'île. Ils s'étaient rassemblés dans un premier temps devant la mairie de Porto-Vecchio pour protester contre le Plan d'aménagement et de développement durable pour la Corse (Padduc) qui privilégie selon eux "l'économie résidentielle" et encourage l'installation de personnes qui ne sont pas d'origine corse sur l'île. Une partie d'entre eux s'était ensuite dirigée vers la plage de Palombaggia et avait pénétré dans l'enceinte de la maison de l'acteur. Dominique Rossi n'aurait "pas pris les mesures nécessaires pour protéger ce lotissement afin d'empêcher l'envahissement d'une propriété privée", a-t-on précisé place Beauvau.

Ami de Sarkozy
 
Tout en a jugeant "inacceptable" la violation du domicile de Christian Clavier en Corse, François Hollande a affirmé mardi "ne pas vouloir croire" que c'est parce que l'incident impliquait l'acteur, ami de Nicolas Sarkozy que le responsable des forces de sécurité dans l'île a été sanctionné. De son côté, le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, a protesté contre ce limogeage. "C'est le fait du prince, ce sont des décisions arbitraires et disproportionnées et qui montrent à quoi on arrive quand les pouvoirs sont ainsi concentrés entre les mêmes mains, quand le copinage avec les puissants remplace la raison d'Etat", a-t-il dit sur France inter.
 
Dominique Rossi contrôleur général, était le chef de l'ensemble des forces de sécurité intérieure en Corse, police et gendarmerie. Il aurait pu faire valoir ses droits à la retraite en avril mais il lui avait alors été demandé de rester dans ses fonctions.

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