Dieux du Stade, la blague qui ne passe pas.

Publié le par Cyril

Tout était parti d'une simple blague. De celles que certains drilles peuvent faire pour égailler un peu la routine du travail. Singer le directeur. Envoyer des vidéos potaches. Des plaisanteries qui ne sont pas toujours de bon goût mais qui sont rarement méchantes. L'une d'elle aura coûté cher à un fonctionnaire municipal de Reims. Employé du service de la voirie et à la régulation du trafic de la mairie, Yannick Tupenot, 33 ans a été mis à pied trois jours "pour avoir porté atteinte à l'image de sa hiérarchie".
 
L'histoire remonte à l'année dernière. Le jeune homme concocte un calendrier personnalisé à partir de celui des Dieux du stade. Pour rappel, ces joueurs de rugby du Stade français posant de tout leur être musculeux, avec pour seul vêtement, de l'huile. L'ensemble dans des poses lascives pour ne pas dire suggestives, sous la douche, dans les vestiaires... Yannick Tupenot garde le corps et remplace la tête de ces éphèbes par celle de ses chefs de service. Il envoie le montage via sa messagerie à neuf collègues "pour les faire rire".

"On a un humour assez incivique..."
 
Le bouche à oreilles fonctionne, trop bien peut être car cette blague n'est pas du tout, mais pas du tout au goût des nouveaux Dieux du bureau de la mairie de Reims, les supérieurs de Yannick Tupenot. Son ordinateur est confisqué et cinq de ses supérieurs portent plainte. Interrogé à deux reprises au commissariat, il en ressort avec un procès-verbal. Ensuite, le jeune homme dit avoir été mis au placard, "on m'a retiré tout travail et on m'a déplacé de bureau pour 'assainir le service'". "Soi disant c'était moi qui foutait le bordel". Il a saisi le tribunal administratif.
 
Yannick Tupenot raconte avoir souvent fait des blagues au bureau. "On a un humour assez incivique, alors oui..." Dernière en date : celle faite à une confrère qui s'était foulée la cheville. Ils ont redécoré sa voiture en véhicule handicapé. Selon le jeune homme, elle a rigolé.

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