Citoyen piégé par un trou

Publié le par Cyril

La Ville de Montréal a été condamnée à payer plus de 15 000 $ à un homme parce qu'il est tombé dans un trou d'une rue du centreville qui constituait un piège.

 

Robert Rioux se rendait au travail, le 31 juillet 2003 au soir, et devait emprunter la rue Carmichael pour arriver à destination.

 

Il marchait sur le trottoir mais a dû le quitter momentanément parce qu'une borne-fontaine l'obligeait à marcher dans la rue.

 

Fracture

 

C'est à cet endroit qu'il a mis le pied dans un trou de deux pouces sur quatre et qu'il s'est, entre autres, fracturé un poignet.

 

M. Rioux poursuit la Ville parce qu'il estime que cet endroit est un piège, surtout que des déchets cachaient les trous. La Ville rétorque que les trous ne sont pas des pièges et que c'est par sa propre faute que M. Rioux a chuté.

 

Le juge estime que la Ville porte une partie du blâme, car «la présence d'une borne-fontaine au milieu du trottoir devait inciter la Ville à faire un entretien plus poussé de la chaussée à cet endroit».

 

Fautive

 

«La Ville a commis une faute parce qu'elle n'a pas fait preuve de diligence raisonnable», estime le juge Normand Amyot.

 

Le comportement de Robert Rioux, par contre, n'est pas sans faute. Le magistrat lui impute une partie du blâme.

 

«Si la rue était dans l'état que décrit M. Rioux, la prudence élémentaire lui aurait dicté de faire doublement attention», tranche le juge.

 

Il condamne donc la Ville à la moitié des dommages, soit 14 637,06 $ pour M. Rioux et 773 $ à sa conjointe, qui a dû abandonner des cours à l'université pour rester à ses côtés pendant sa convalescence. Le trou n'a finalement été réparé qu'en 2007.

 


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