Y a t'il un dieu des BB phoques ?

Publié le par Cyril

Trois chasseurs se noient lorsque leur bateau chavire lors d'une opération de remorquage

 

Trois chasseurs de phoques des Îles-de-la- Madeleine ont péri coincés à l'intérieur de leur cabine de bateau, au large de Cap-Breton, quand leur embarcation remorquée par la Garde côtière a percuté un large bloc de glace et chaviré dans les eaux glaciales de l'Atlantique.

 

 

La pire tragédie maritime des 15 dernières années aux Îles-de-la-Madeleine est survenue tôt hier matin, à 75 kilomètres au nord de Sydney en Nouvelle- Écosse.

 

L'Acadien II avait pris la mer mercredi soir avec à bord six chasseurs de loups-marins, ces bébés phoques à l'épais pelage blanc.

 

Un bris de gouvernail a obligé l'équipage à faire appel à la Garde côtière, peu avant minuit vendredi soir. Le brise-glace Sir William Alexander, long de 83 mètres, a été dépêché pour touer le bateau des Madelinots vers le port de Sydney.

 

Sauvetage

 

L'opération de sauvetage se déroulait sans anicroches, au point où quatre occupants du navire dormaient paisiblement, lorsqu'est survenu le drame.

 

Tout s'est déroulé très vite. Le bateau des chasseurs a embouti un gros morceau de glace qui l'a freiné. Le brise-glace, lui, a continué son chemin, pendant que L'Acadien II sombrait dans les eaux.

 

«Ça a chaviré bout sur bout», a confié Bruno- Pierre Bourque, l'un des deux hommes dans la vingtaine qui ont miraculeusement survécu au naufrage. L'autre est Claude Deraspe.

 

Le jeune Bourque manoeuvrait le gouvernail au moment de l'accident. Il a pu s'extirper de l'embarcation en compagnie d'un autre membre d'équipage qui était éveillé, Carl Aucoin. Ce dernier était toutefois toujours porté disparu, tard hier soir.

 

Bruno Bourque (le capitaine et père de Bruno- Pierre), Gilles Leblanc et Marc-André Deraspe, qui sommeillaient dans la cale, sont morts noyés, prisonniers de leur cabine.

 

Secours des victimes

 

Des effectifs de la marine canadienne ont été appelés en assistance aux victimes. Vers 12 h, un hélicoptère les a ramenées aux Îles-de-la-Madeleine. Ils ont pu rejoindre leurs familles, mortes d'inquiétude, vers 14h15 selon le maire Joël Arseneau, qui s'est dit «troublé par les circonstances» des événements.

 

«Pour nous, c'est clair que le brise-glace allait trop vite», a dit la mère de Marc-André Deraspe, Pierrette Boudreau. La maman s'interroge comme d'autres Madelinots quant à savoir si la vitesse excessive du bateau de la Garde côtière n'avait pas provoqué la perte du navire des chasseurs.

 

En point de presse hier après-midi, l'organisme fédéral avait bien peu à dire aux familles endeuillées. «Je n'ai pas ces détails-là en main. L'enquête le déterminera», a dit Tim Surette, directeur des services maritimes.

 

Avec la collaboration de Louis Mathieu Gagné et de La Presse Canadienne.

 

 

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