La frontière est une passoire!

Publié le par Cyril

Six ans après les attentats du 11 septembre, des lacunes persistent relativement à la surveillance de la frontière entre les États-Unis et le Canada.

Malgré les sommes dépensées par Ottawa pour renforcer la sécurité, des reporters du Journal de Montréal ont pu entrer au Canada sans se rapporter au moindre douanier quatre fois en cinq tentatives.

Ces journalistes se sont rendus aux États-Unis de façon tout à fait légale, et sont revenus au pays par des routes sans surveillance. Pour les besoins de leur reportage, ils ont commis des infractions administratives pour démontrer qu'il y avait un problème à la frontière. L'équipe est notamment passée sans problème par les chemins Bord-de-l'Eau et 4e Concession, à Noyan, au Québec.

Le quotidien souligne que le Canada compte 225 routes sans surveillance, dont 107 au Québec. Ces chemins relient la province et les Etats de l'est des États-Unis, mais il n'y a pas de poste douanier ou de matériel électronique du côté canadien pour contrôler les véhicules qui y circulent, à l'exception de capteurs qui alertent la GRC quand un véhicule, ou un gros animal, traverse la frontière.

Le passage d'immigrants illégaux est le principal trafic que surveille l'équipe intégrée de la police des frontières. Le sergent Normand Houle, responsable au Québec de l'équipe intégrée de la police des frontières, qui regroupe la GRC, l'Agence des services frontaliers et le US Border Patrol, entre autres, juge plus rentable d'investir dans les enquêtes que de patrouiller.

Selon lui, si l'on veut atteindre les têtes dirigeantes des réseaux et empêcher le trafic, il faut fouiller ailleurs qu'à la frontière.

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